Le sens du sport c'est garder son corps en forme. Qu'il ne se rigidifie pas, qu'il reste solide, souple, fort, plein de possibles. La multiplicité des disciplines sportives sont au sport ce que la cuisine est au matières premières. À la nécessité de se nourrir correspond des pratiques de préparations superflues par rapport au besoin premier. À la nécessité d'entretenir son corps correspond le jeu, le geste beau, la grâce... À ces nécessités correspond des superflues.
Les bénéficiaires de la partie utile sont ceux qui mangent et qui font du sport, les jouisseur de la partit superflue sont ceux qui pratiquent la cuisine, ceux qui mangent, ceux qui pratiquent le sport et ceux qui regardent le sport. Peut importe le clivage entre jouisseur et réaliste, ceux qui pratiquent bénéficie du plus important, ils sont à la tête de leur vie et récolte tout. Ceux qui ne font que jouir ne font que subir, et leur plaisir n'est jamais qu'une promesse de jouissance toujours déjà frustré. La satiété est dans la pratique.
Regarder le sport est un contre sens.
Ainsi ceux qui pensent être réalistes, mais en réalité sont fasciné par cette "réalité" qu'ils se sont eux même fabriqué, et qui en vertu de cette lucidité-servile acquiescent à la divisions et à la hiérarchie des masses et des activités se retrouvent seul devant un téléviseur à regarder du sport mal commenté et à manger de la bouf toute faite (mal faite) qu'ils ont eux-même fabriqué (en partie, une toute petite partie) dans un mauvais emploi. Aujourd'hui, ils sont au chômage et ne se rappelle même plus pourquoi ils portent un survêtement de sport, occupé qu'ils sont à travailler à leur propre destruction et à celle des autres, ce qu'ils avait déjà commencé quand ils étaient en haut de l'échelle social en désirant plus de réalisme et de rationalité. Le clivage jouisseur-réaliste comme la hiérarchie utile-agréable ne sont que des conséquences de la division du travail en emploi, premier jalon du processus qui mène à la perte de l'emploi puis à la misère.
Regarder le sport est un contre sens mais il est un bon marqueur du mensonge réalisé que constitue l'ordre du monde. Personne ne ressentirait le besoin de s'avachir devant du sport si sa journée n'avait été constituer d'une activité physique utile pour soi et agréable pour soi. Et c'est seulement dans la mesure où une pratique est non divisé et exécuté pour soi-même qu'elle peut commencé à être utile pour les autres.
En attendant que cela soit possible ou que la catastrophe finisse par être complète, le hero de "La part des anges" décide de partir de là où l'a mis le sens des réalité pour allé retrouvé dans le monde des jouisseur la possibilité d'être à nouveau à la tête de sa vie.
photo: la part des anges de Ken Loache
