Il s'occupe de manière particulièrement détaillée du processus de la division du travail, si important pour l'époque présente. Il recherche sa signification pour la communauté à travers toutes les couches de l'être social et montre principalement comment ce processus, qui à l'ère du capitalisme règle les rapports extérieurs des individus entre eux, influence également leur vie intérieure et la marque de façon caractéristique.
Kracauer à propos de Simmel
http://www.youtube.com/watch?v=zU3Hs36FIrw&list=FLykgdcDbfrwutuKykzigAUA&index=35
"Aussi le tourisme est-il supranational, comme l'Église catholique, et représente-t-il la plus complète communion que l'on connaisse sur terre: car, que ses fidèles soient américains, allemands, italiens, ou de n'importe quelle origine, la tour Eiffel, les Pyramides et le Campanile provoquent chez eux une seule et même émotion, leur Bible est rédigée en langage clair et ne souffre pas d'interprétation personnelle; ils partagent les mêmes paysages, supportent les mêmes contrariétés, vivent selon le même et transparent horaire. Ils appartiennent à la rue."
V. de Thomas Pynchon
Photo - Martha Rosler
V. de Thomas Pynchon
Photo - Martha Rosler
"L'homme réel, qui n'a pas abdiqué au point de devenir une simple figure dans un fonctionnement mécanisé, s'oppose à la dissolution dans l'espace et le temps. Il est là sans doute dans cet espace mais, sans s'identifier ou s'abîmer en lui, il se déploie par-delà les latitudes et les longitudes jusque dans une infinité supraspaciale qui ne souffre aucune confusion avec l'illimité de l'espace astronomique. Il ne se laisse pas davantage enfermer dans le temps vécu comme déroulement ou mesuré avec la montre ; il est bien plutôt voué à l'éternité, qui est autre chose que le temps indéfiniment prolongé. S'il vit aussi dans l'ici-bas, qui appartient pour lui - et dans lequel il appartient lui-même - au phénoménal, il ne vit pas seulement dans cet ici-bas dont quiconque a déjà eu l'expérience de la mort sait combien il est conditionné et inachevé. Comment ce qui s'écoule ainsi dans l'espace et le temps pourrait-il avoir autrement part à la réalité qu'à travers la relation de l'homme à l'inconditionné au-delà de l'espace et en dehors du temps? En tant qu'existant, cet homme réel est à proprement parler citoyen de deux mondes ou, plutôt, il existe entre les deux - impliqué dans la vie spatio-temporelle sans lui être soumis, il s'oriente vers l'au-delà, dans lequel tout "ici" trouverait sa signification et sa conclusion. La nécessité pour l'ici d'avoir recours à un tel complément se manifeste dans l'oeuvre d'art. En façonnant le phénoménal, l'art lui ajoute une forme qui le laisse marqué d'une signification extérieure à lui, il le relie à un sens qui surplombe l'espace et le temps et élève l'éphémère au rang de création. L'homme véritable se comporte de manière réelle vis-à-vis de ce sens qui, dans l'oeuvre d'art, se lie à l'étant pour former une unité esthétique. Pris dans l'ici et en manque d'au-delà, il mène, au sens exact du terme, une double existence : celle-ci ne se laisse pas partager en deux positions à occuper successivement, mais au contraire, dans la mesure où elle est participation de l'humain à ces deux empires sous la pression d'une tension intérieure, elle défie toute séparation par l'analyse. Il éprouve le tragique parce qu'il aspire à réaliser ici l'inconditionnel, il connaît la réconciliation parce que l'image de l'accomplissement se présente à lui. Il est constamment à la fois dans l'espace et au seuil de l'infini supraspacial, dans le flux du temps et dans le reflet de l'éternité - et cette dualité de son existence est une unité, car son être est justement la tension entre ici et là-bas. Qu'il voyage, qu'il danse, jamais voyage et danse ne sont pour lui des événements qui porteraient leur sens en eux-mêmes. Contenu et forme leur viennent, comme à tout ce qu'il accomplit, de cet autre royaume vers lequel il se tourne."
Siegfried Kracauer - L'ornement de la masse - chapitre sur le voyage et la dance.
photo - Martha Rosler
Siegfried Kracauer - L'ornement de la masse - chapitre sur le voyage et la dance.
photo - Martha Rosler
La place juste.
"Chacun sera placé dans le poste qu'il est le mieux apte à occuper en fonction de ses capacités, de ses connaissances, de ses qualités psychiques et physiques, bref en fonction des caractéristiques particulières de sa personnalité tout entière. La bonne personne à la bonne place ! " Ces formules sont empruntées à une circulaire administrative de la société en commandite O. à la fin de l'année 1927, et visent à préparer le personnel salarié aux tests d'aptitude concoctés à leur intention. La personnalité tout entière, la bonne personne et la bonne place : ces termes empruntés au registre d'une philosophie idéaliste surannée pourraient faire croire que ces tests, entre-temps mis en oeuvre, avaient pour but une véritable sélection des personnes. Mais ni dans l'entreprise O., ni dans aucune autre, la plupart des employés n'accomplissent de tâches qui requièrent une personnalité, ni même les caractéristique particulières d'une personnalité, encore moins "la bonne personne"! Les postes ne sont justement pas des professions qui correspondraient à des prétendues personnalités, ce sont des postes qui dans l'entreprise sont définis en fonction des exigences du processus de production et de distribution. Ce n'est que dans les strates supérieures de la hiérarchie sociale qu'apparaît la véritable personnalité, laquelle n'est certainement plus exposée à la pression des tests. Les tests d'aptitude peuvent tout au plus montrer si les employer sont plus particulièrement indiqués pour certains postes. Standardiste ou sténotypiste, telle est la question. Une indication qui n'est pas sans importance, car elle prouve que les tests subis dans l'entreprise servent davantage les intérêts de cette dernière que ceux de "la bonne personne". C'est ce que laisse entendre la circulaire administrative dans un passage qui subordonne tout changement de poste aux résultats des testes : "Une augmentation ou diminution de salaire n'intervient que si l'employé concerné est déplacé sur un poste d'un rang plus ou moins élevé." Sans doute l'épanouissement de la personnalité ne compte-t-il plus guère pour la suite."
Siegfried Kracauer - les employés 1929
Siegfried Kracauer - les employés 1929
Préoccupations.
La vie intérieur
le sujet
la multiplication des possibles
le rôle du travail, le travail comme construction de soi
la constance
rapport de l'individu à la masse
rapport du sujet à l'absolu
esthétique de vie
le rôle de la bibliothèque et des savoirs
la quête du savoir
le rôle de l'altérité dans la construction du sujet
le sujet
la multiplication des possibles
le rôle du travail, le travail comme construction de soi
la constance
rapport de l'individu à la masse
rapport du sujet à l'absolu
esthétique de vie
le rôle de la bibliothèque et des savoirs
la quête du savoir
le rôle de l'altérité dans la construction du sujet
Le progrès...
"Cet individu autonome est bien plutôt le support du vieux système libéral que celui d'une autarcie, et qu'il puisse encore, au sein d'une conception absolument antilibérale, conquérir pour lui-même la place d'honneur, cela témoigne seulement de la force des représentations libérales héritées. Comme l'exemple de la Russie le montre de façon drastique, il est en réalité nécessaire de supprimer l'autonomie de l'individu pour "intégrer" les humains "à l'intérieur" de l'État souverain. Et, bien que l'Union soviétique soit accusée de libéralisme par les gens de la Tat, elle en sait bien plus long qu'eux sur le fait que la construction d'une économie nationale étatique ne tolère pas celle d'une "culture de la personnalité"."Siegfried Kracauer - L'ornement de la masse.
Le libéralisme façon 21eme siècle a, lui, réussi a se débarrasser de l'encombrant culte de la personnalité, a réussit mettre en oeuvre la mobilisation totale... du monde, et cela, tout en restant libéralisme.
"Le traitement mensuel, le travail qu'on appelle intellectuel, et quelques autres caractéristiques mineures du même genre, voilà ce qui garantit à une grande partie de la population qu'elle mène une existence bourgeoise, alors qu'en réalité elle n'a plus rien de bourgeois. Cela correspond bien au phénomène relevé par Marx, selon lequel la superstructure ne s'ajuste que très lentement à l'évolution de l'infrastructure imposée par les forces productives. La position de ces couches sociales dans le système économique a changé, mais elles ont gardé une conception de la vie qui est celle des classe moyennes. Elles nourrissent une fausse conscience. Elles restent attachées à des différences qui ne font que jeter la confusion sur leur situation ; elles professent un individualisme qui n'aurait effectivement un sens que si elles étaient encore constituées d'individus capables de décider de leur destin. Même lorsqu'elles luttent en tant que salariés au sein des syndicats et à leurs côtés pour améliorer leur condition, leur être réel est largement déterminé par la situation meilleure qu'elles ont connue auparavant. Elles sont hantées par un mode de vie bourgeois qui a disparu. Peut-être contient-il des forces qui exigent à bon droit de survivre. Mais elles ne survivent aujourd'hui que dans un état d'inertie, sans entrer dans un rapport dialectique avec l'état de choses actuel, et elles minent ainsi elle-mêmes la légitimité de leur propre maintien." Siegfried Kracauer - les employés 1929
La fabrique du sujet par le travail.
En laissant filer mes pensées, puis
en les retenant, en les sélectionnant, je m'apperçoit qu'il m'est
possible d'extraire spontanément un file directeur à mes lecture de
l'année scolaire qui vient de s'écouler (2012-2013). Certaine des
lectures encore seyantes dans ma mémoire ont un point en commun. Que
ce soit la discipline quotidienne du Chrétien (Le corps pensant, Les
exercices spirituels), le comportement de l'individu libertarien (La
grève) ou la figure du travailleur dans un contexte totalitaire (Le
travailleur de Ernst Junger), il n'est question que de systèmes avec
lesquels je ne suis pas d'accord et qui dessine en négatif un centre
d'intérêt. Qu'est ce que le sujet ? Qu'est ce que le travail ?
Comment le sujet fabrique-t-il à travers le travail ? Comment
paramettrer au mieux la définition de travail pour obtenir comme
résultat une formulation optimale qualitativement parlant du sujet ?
Ce qui vient confirmer cette approche,
c'est mon intérêt grandissant pour Richard Sennett qui traite de
questions très proches de celles-ci.
Cette occident qui est passé de « tendre l'autre joue » à la « provocation comme stratégie de management »
Quel
étrange logique, quel mystèrieuses intentions refoulées de l'ordre
du monde, quel genre de ruse de la raison a bien pu faire passer
l'occident de la maxime « tend l'autre joue » à la
« provocation comme stratégie de management ». La
première est une éthique individuel, un militantisme par l'exemple.
Si chacun se met dans la disposition de tendre l'autre joue, alors la
société est passifiée. Dans la seconde modalité de comportement,
il s'agirat au contraire de brusquer, d'agresser, de brutaliser et
d'humilier et ce dans un seul but, distinguer ceux qui veulent rester
de ceux qui n'en sont pas capable, c'est à dire ceux pour qui la
soumission a des limites. Si chacun adopte cette atitude, tout le
monde vas se On peut gloser longtemps sur le contexte qui a engendré
la nécessité de ce type d'éthique, les approuveurs polivalents
célèbrerons
Colère post-mortem...
Exode,
chap. 32 : 7) Or le seigneur dit à moïse : va, descends ;
car ton peuple, que tu as conduit hors d’Égypte, a tout gâché.
8) Ils se sont promptement écartés du chemin que je leur ai
ordonné. Ils se sont coulé un veau et l'ont adoré, lui faisant des
sacrifices et disant : voici tes dieux, Israël, qui t'ont
conduit hors d’Égypte. 9) Et le Seigneur dit à Moïse : je
vois que c'est un peuple à la nuque raide. 10) Et maintenant
laisse-moi, que ma colère au-dessus d'eux s'enflamme, et les
extermine ; c'est ainsi que je veux faire de toi un grand
peuple.
Une
idée saugrenue me vint à l'esprit. Et si l'extermination du peuple
juifs dans les années 40 n'était que la promesse de Dieu faite à
moïses quelque milliers d'année auparavant. Ces colères qui se
déclenchent, se maîtrisent pour un temps, puis reviennent dans un
moment où on ne s'y attend pas, parce que l'on a gardé quelque
chose à l'intérieur, qu'on l'a retenu, l'accès de fureur prend de
l'ampleur et fini par rejaillir avec plus de force et d'amplitude.
Mais à l'échelle cosmique, les conséquences sont effroyables. Le
châtiment pour le veau d'or qu'ils avaient coulé pour se rassurer a
mis deux millénaire pour se fabriquer. Il s'est logé au fil des
temps dans les plis de l'ordre du monde, a baladé sa présence
sourde derrière la surface des formes et des discours. Les bourreaux
qui en ont un jour émergé étaient les lointains descendants et
héritiers de leurs victimes. Et cette colère qui se déclenchas
finalement au bout de plus deux milles ans de rumination étaient
sans entraves, car entre temps Dieu était mort, il n'était plus là
pour dire « retient ta main » comme avec le fils
d’Abraham. Alors la prochaine fois qu'il vous vient l'idée de
retenir votre colère, pensez-y...
Le travail du sujet souverain.
"En
ce qui concerne le succès, laissez-moi vous donner un simple conseil
qui doit passer avant tous les autres. Chaque jour, année après
année, chaque homme devrait, maintes et maintes fois, se poser deux
questions. D'abord, « quel est le nom de l'homme pour qui je
travaille? ", et ensuite, après avoir répondu à cette
question d'une manière précise, « qu'est-ce que cet homme veut que
je fasse maintenant? » Non pas « qu'est-ce que je devrais faire
dans l'intérêt de l'entreprise pour laquelle je travaille? » Non
pas « quelles sont les fonctions de l'emploi que j'occupe? "
Non pas « qu'est-ce que je devrais faire dans mon intérêt? » Mais
carrément et simplement« qu'est-ce que cet homme veut que je
fasse?» [...] ce qu'on devrait retenir surtout, c'est qu'il faut
servir l'homme au-dessus de soi à sa manière à lui, non pas à la
vôtre, et cela consiste généralement à lui donner non seulement
ce qu'il veut, mais à lui donner aussi un petit quelque chose en
supplément."
Taylor
Pour
qui un artiste travail ? Un ou des collectionneurs d’œuvres.
Et à défaut d'avoir trouvé ceux-ci, l'artiste peut et doit
spéculer sur ce que sont ces collectionneurs, imaginer leur
caractère, leur goûts, leurs désirs, etc... Et puisqu'il ne les
connais pas encore, autant inventer le meilleur, c'est à dire le
plus exigent, celui qui auras le jugement critique le plus subtile.
Dans cette perspective, l'artiste peut s'affranchir des conseils
menant au succès de Taylor dans le même temps où il les suit.
Totalement assujetti, l'artiste reste un sujet pleinement souverain.
Luchini, deneuve, Sarko, tout ça, tout ça.
Quand le public leur donne leurs suffrages, ils affirment avoir de l'excellence.
Quand le public leur retire leurs suffrages, ils fustigent la haine de l'excellence.
Époque hystérique où des enfants gâtés cinquantenaire donne le ton.
Quand le public leur retire leurs suffrages, ils fustigent la haine de l'excellence.
Époque hystérique où des enfants gâtés cinquantenaire donne le ton.
L'étrange mystere qui fait que certain n'avance plus.
ascedie - moine qui n'arrive plus à s'investir dans l'ascèse. La vie spirituel lui apparaissant monotone, pénible et sans but.
prostration de l'écrivain, paresse désespéré de l'écrivain en pane
souffrance d'avoir été quitté par le désir
Voir R.Barthe - les derniers scéminaires sur le vivre ensemble.
Voir R.Barthe - les derniers scéminaires sur le vivre ensemble.
Les aptitudes à l'art selon les âges.
il y a une maturité juste pour commencer. Trop jeune et on part dans tout les sens, on vas vite, on s'essouffle. Trop vieux et on n'oseras prendre aucune dirrection sinon la plus sage, la plus sûre, il n'y auras donc pas création, pas de prise de risque. Il y a donc un âge pour commencer, mais qu'en est il de la suite? On entretient le feu de cette première étincelle? On répète avec la raison se qu'on a fait naturellement? Ne s'agirait-il pas plutôt de tenter de provoquer à nouveaux en nous l'état d'esprit de l'âge juste.
il y a une maturité juste pour commencer. Trop jeune et on part dans tout les sens, on vas vite, on s'essouffle. Trop vieux et on n'oseras prendre aucune dirrection sinon la plus sage, la plus sûre, il n'y auras donc pas création, pas de prise de risque. Il y a donc un âge pour commencer, mais qu'en est il de la suite? On entretient le feu de cette première étincelle? On répète avec la raison se qu'on a fait naturellement? Ne s'agirait-il pas plutôt de tenter de provoquer à nouveaux en nous l'état d'esprit de l'âge juste.
La vrais vie intérieur, un préalable au vrais travail.
L'auto-sensure de l'artiste qui refuse à faire quoi ce soit dés lors que cela à déjà été fait
constat d'obsolescence sur ce qu'aucun regard ne veras jamais
l'inaction de l'entrepreneur qui ne se lance dans aucune réalisations parce qu'un autre est déjà leader sur le marché
unidimensionnalité et pauvreté du monde
mots d'esprit retenu lors d'une converssation entre amis, jugé ennuyeux avant même d'être dit
iniciative étouffé d'un employé, on n'est responsable que de se que l'on fait
indéxé sa vie intérieur sur ce qui est possible dans la réalité et elle s'apauvriras
donné lui la forme du jugement suposé juste et elle se normaliseras
Le front collé à la vitre du bus, le paysage défile face au regard vide de l'enfant. Ces pensée vagabondent. Leurs cheminement interne n'est pas entravé par la petite rationnalité de l'épicié.
deux dirrections
laissé la réalité etouffer votre vie intérieur
laissé vivre l'aptitude à avoir une vie intérieur pour ensuite lui donner une forme dans la réalité
constat d'obsolescence sur ce qu'aucun regard ne veras jamais
l'inaction de l'entrepreneur qui ne se lance dans aucune réalisations parce qu'un autre est déjà leader sur le marché
unidimensionnalité et pauvreté du monde
mots d'esprit retenu lors d'une converssation entre amis, jugé ennuyeux avant même d'être dit
iniciative étouffé d'un employé, on n'est responsable que de se que l'on fait
indéxé sa vie intérieur sur ce qui est possible dans la réalité et elle s'apauvriras
donné lui la forme du jugement suposé juste et elle se normaliseras
Le front collé à la vitre du bus, le paysage défile face au regard vide de l'enfant. Ces pensée vagabondent. Leurs cheminement interne n'est pas entravé par la petite rationnalité de l'épicié.
deux dirrections
laissé la réalité etouffer votre vie intérieur
laissé vivre l'aptitude à avoir une vie intérieur pour ensuite lui donner une forme dans la réalité
Impasse et rond-point.
1/ La vie interrieur
2/ La conquète de l'Ouest
3/L'espace, l'ultime frontière.
Star trek
4/ Jusqu'où la croissance peut-elle allée?
5/ " Nous ne battons pas en retraite, nous avançons dans une autre direction"
Général George S. Patton.
Besoin d'un peu d'éclat.
L'ouvrier de base, que tant de petits employés regardent de si haut, leur est souvent supérieur non seulement sur le plan matériel mais aussi existentiel. Sa vie de prolétaire conscient se déroule sous l'abri des concepts du marxisme vulgaire, qui lui disent au moins ce qu'on attend de lui. Il est vrai qu'aujourd'hui cet abri a son toit percé de toutes parts.
La masse des employés se distingue du prolétairiat ouvrier par le fait qu'elle se trouve spirituellement sans abri. Elle ne peut pour le moment trouver le chemin qui la conduirait chez les camarades, et la demeure des concepts et des sentiments bourgeois, où elle résidait, n'est plus que ruines, car l'évolution économique en a sapé les fondements. Elle ne dispose actuellement d'aucune doctrine vers laquelle se tourner, d'aucun but qu'elle puisse interroger. Elle vit donc dans la crainte de se tourner vers quoi que ce soit, et de pousser l'interrogation jusqu'à ses dernières conséquences.
Cette vie, qui ne mérite ce nom qu'au sens le plus restreint, rien ne la caractérise mieux que la façon dont lui apparaît ce qu'elle considère comme la valeur suprême. Ce n'est pas un contenu, c'est un éclat. On ne l'atteint pas par le recueillement, mais par la distraction. "Si les gens sortent tant, me dit un employé de mes connaissances, c'est bien parce que chez eux tout est misérable et qu'ils ont besoin d'un peu d'éclat."
Photo - the bling ring
Le faux travail.
"Le procès de travail : l'ensemble des opérations qui doivent être accomplies depuis la rentrée d'une commande jusqu'à la livraison de la marchandise commandée."
Siegfried Kracauer - Les employés
Siegfried Kracauer - Les employés
La sphère.
"Chaque homme à besoin d'une sphère légitime de répression où il lui soit loisible de mépriser, de dédaigner, et d'exalter son orgueil par-delà les mer. Le choix de cette sphère - il a lieu très tôt généralement - est très probablement l'évènement majeur de l'existence. Un éducateur, ici, peut réellement servir à quelque chose : il doit attendre longtemps, faire preuve d'une sympathie prudente et, lorsqu'il a trouvé ce qui est bon, délimiter vigoureusement cette sphère. Ce qui importe justement, ce sont ces limites. Il faut qu'elles soient puissantes et en mesure de résister à toute attaque, car elles doivent protéger tout le reste de la personnalité des convoitises rapaces de l'orgueil. Il ne suffit pas qu'un tel se dise : Je suis un grand peintre", il faut qu'il ressente qu'en dehors de cela il est très peu de chose et bien moins que beaucoup d'autres. La sphère de l'orgueil lui-même doit être spacieuse et aérée. Ses sujets ont intérêt à vivre à distance les uns des autres, largement répartis à l'extérieur. Ce n'est qu'en de rares et particulières occasions qu'on leur laisse sentir qu'ils sont des sujets. Ce qui compte uniquement, c'est que chacun porte en soi la boule de verre et en protège l'air raréfié. On respire bien dans la sphère, paisiblement aussi, puisque l'air est pur et qu'on y est seul. Il n'y a que les fripons et les déments pour désirer qu'elle s'accroisse jusqu'à devenir une prison pour tous. Le sage la surveille, afin qu'il puisse toujours la prendre en main ; et s'il lui permet, pour s'amuser, de se dilater et de grandir un peu, il n'oublie jamais qu'elle doit se rapetisser à nouveau et se retrouver dans sa main avant qu'il ne s'en détourne pour s'occuper de choses plus ordinaires." Elias Canetti
Là où l'excellence dissout l'exigence et le dépassement de soi.
Toutes les connaissances que l'on peut acquérir, toutes ces choses intermédiaires qu'il nous faut traverser pour parfaire notre expérience sensible et pour approfondir notre vie intérieure sont complètement stérilisées et neutralisées par le besoin de reconnaissance de notre place et de la lutte pour le maintient de celle-ci.
Une réflexion stratégique.
Nous sommes septique à propos des artistes qui répètent de petits coups ponctuels et fréquent dont on a des difficultés à discerner la stratégie d'ensemble. Sur un jeu d'échec, on se dit qu'ils perdraient la partie, sur un champ de bataille, ils y perdraient leur vie et celle de leur soldat.
Trouver des critères d'évaluation de soi. De la misère de l'excellence à la richesse du dépassement de soi dans la multiplication des possibles.
Comment trouver des critères d'évaluation de soi qui ne soit pas un calque de la médiocre petite comptabilité de l'apothicaire, du manager et autre coach ou de l'illusoire recherche de bonheur des gens ordinaires. Notion que nous devrions tous rejeter avec celle d'excellence, son jumeaux "élitiste". En effet la dite excellence est un handicape qui consiste en l'incapacité de se juger sans se comparer au premier de la classe, qui lui-même n' a aucune espèce d'existence sans la béquille des systèmes d'évaluations et plus tard du salaire qui lui donne un bien pauvre équivalent d'une vie intérieur.
Quel type de progrès, d'évolution peut-on exiger de soi.
On peut se dépasser dans des domaines biens spécifiques (mathématique, langue, sport, emploi et autre concours) mais cela est-il satisfaisant?
La sensibilité ne s'évalue pas, ne se compte pas. Il y a bien pourtant des sensibilités meilleurs que d'autres et il est important de développer cette caractéristique. C'est aussi une aptitude qui ne se capitalise pas, elle s'entretient ou elle s'atrophie, elle se maintient en forme comme le physique ou la santé.
L'engagement est, comme la sensibilité, quelque chose qui s'entretient, et la manière de le maintenir est la ré-actualisation de ses raisons d'être au regard des réalités présentes. La négligence du soin de ses engagements mène à l'amertume, l'aigreur de celui qui n'a attendu de l'avenir que ce qu'il ne pouvait provoquer. Un modèle rigide situé dans sa tête, de moins en moins apte à en sortir, qui fini par perdre réalité et disparaître. La constance, au contraire, est une qualité qui est au travail dans le changement...
Mais pourquoi les gens ordinaires n'aiment pas l'art contemporain?
Quand j'étais jeune, peut-être entre 13 ou 14 ans, j'ai lu des passages de "Ainsi parlait Zarasthoustra" et je ne comprenais pas grand chose, sinon rien. Mais je trouvais cela très beau et énigmatique, alors cela me donnait envie d'en savoir plus et je continuais ma lecture. Plus tard, quand mes aptitudes au dessin me poussèrent à envisager des études d'art et que le besoin de connaitre l'histoire de l'art s'est présenté, j'ai ressentis le même type de sentiment face aux photographies de statuts dans le chapitre des Cyclades grecs et face aux photographies de peintures constructivistes au chapitre consacré à l'art moderne. L'intuition selon laquelle quelque chose d'important se cache, qu'il y a une énigme, un problème à démêler a très souvent été présent quand j'étais curieux de quelque chose. Pour que le désir de résoudre l'énigme soit puissant, il doit peut-être y avoir une sorte d'opération de séduction très particulière où les charmes émanent de ce qui n'est pas montré. Fréquemment, cette objet de désir est inexistant mais ça n'a pas beaucoup d'importance, ce qui est important c'est la puissance d'attraction et la durabilité de l'effet de séduction. Mais pour que cela fonctionne il faut être mis face à de puissantes énigmes à un âge où l'on est disposé à les reconnaitre comme telles. En d'autre termes, à un moment de notre vie où l'amertume et la lassitude ne nous a pas encore fait perdre notre aptitude à recevoir et atrophié nos capacités de sentir.
Le monde des premiers de la classe.
"L'esprit de cet homme - pour rester dans les mathématiques - ne regarde plus "deux-et-deux-font-quatre" comme une équation dans laquelle deux parties s'équilibrent dans une évidente harmonie : il voit dans cette équation l'expression d'un processus dans lequel deux et deux deviennent quatre afin d'engendrer d'autres processus d'addition qui iront éventuellement à l'infini. C'est cette faculté qui passe aujourd'hui pour raisonnement de sens commun; c'est l'esprit qui joue tout seul, et c'est ce qui arrive quand l'esprit est coupé du réel et qu'il ne "sent" que soit-même. Les résultats de ce jeu sont des "vérités" impérieuses parce qu'on suppose que la différence de structure entre l'esprit d'un homme et celui d'un autre n'est pas plus considérable que la différence de leurs corps. Ce sera tout au plus une différence de puissance mentale, que l'on peut jauger et mesurer comme la puissance d'un moteur." Arendt - Condition de l'homme moderne.
Voilà donc la machine d'affadissement du monde, chaque subjectivité, chaque esprit fonctionne de la même manière. À l'intérieur, tout le monde est pareil, c'est bien ça? À non! Il y en a qui ont la même chose mais en plus rapide, en plus efficace. Que le monde des premiers de la classe est pauvre...
Esquisse pour un répertoire d'insultes.
Ivrogne
Incompétent
Petit Napoléon
Premier de la classe
Apôtre de la pensée unique
Gardien du temple de la dictature des bien-pensants
Incompétent
Petit Napoléon
Premier de la classe
Apôtre de la pensée unique
Gardien du temple de la dictature des bien-pensants
(pour ces dernières, les appliquer à des spécimens pratiquant le storyteling et le monologue comme stratégie de l'auto-proclamation de soi comme libre-penseur. Pour cela, utiliser un même fausse emphase et la même exagération. Nulle besoin de les caricaturer, ils sont déjà des caricatures et on les auras vite, espérons-le, tous oublié)
Avoir l'esprit critique d'un enfant de 4 ans.
tribalo-universaliste
imbécilo-ivrogniste
Avoir l'esprit critique d'un enfant de 4 ans.
tribalo-universaliste
imbécilo-ivrogniste
Fragment de critique - considération sur le vrais travail.
Fragment de critique - considération sur le vrais travail 1.
Il semblerait que la discipline économique ne m'intéresse qu'avec l'obligation de l'emploi. Je la délaisse pendant le vrais travail qu'est l'oisiveté active.
Fragment de critique - considération sur le vrais travail 2.
Quand j'imagine un caissier en train de lire, à la caisse, en même temps de subir son emploi, se qui est important dans cette image, c'est la contradiction. L'emploi c'est l'abrutissement mais pas seulement, c'est la dépossession, par la division du travail, du sens de l'activité que l'on exerce chaque jour.
Le sens de l'acte de lire consiste dans le développement d'un organe de perception. Quand on lit ou quand on écrit, on agit, on travail au développement de soi, au perfectionnement de ses facultés de perception et à celles de tous. Il ne s'agit pas seulement de recevoir le réel, mais de l'interpréter, de le faire.
Fragment de critique - considération sur le vrais travail 3.
Aucune estime pour ceux qui disent aimer l'ordre du monde tel qu'il est.
Fragment de critique - considération sur le vrais travail 4.
Dans l'emploi, il n'y a que la feignantise qui est au travail. Comme devant la télé, vous été travaillé, vous été employé.
Fragment de critique - considération sur le vrais travail 5.
Seul compte "l'activité à coté"
La seul qui MÉRITE
Le nom de travail
le reste
l'emploi et le loisir
relève du même abrutissement.
Ils finiront bien par réaliser leur valeurs.
À propos de La grève de Ayn Rand.
La perte du désir d'agir advient chez Rearden comme chez tout le monde quand la lutte semble vaine contre un ordre du monde sur lequel nous n'avons pas de prise, dont nous ne reconnaissons pas la légitimité et qui ne nous reconnais pas. Le désir d'agir est concomitant du fait que l'on partage les même valeur que le monde dans lequel on agit, adéquation de soi et du monde qui permet la célébration du monde et de soi, le désir de vivre et d'agir. Chez Ayn Rand, ce type de manière de vivre est réservé aux deux ou trois personnes qui ont le privilège de détruire le monde dans lequel ils vivent parce qu'ils sont capitaine d'industrie. Leurs valeurs, détruire le monde dans tout ces aspects avec efficacité, correspond à l'ordre du monde qu'ils ont eux-même modelés pour réaliser leurs valeurs.
À noter, 2007, 2008, 2011: présence à trois reprises d'une menace abstraite qui ne se formalise pas, sinon sous la forme d'un nuage.
Galacticus dans "Fantastique 4 et le surfer d'argent" 2007
représentation habituel de Galacticus dans les comics.
"le jour ou la terre s'est arrêté" 2008.
Personnage Parallax dans "green lanterne".
représentation habituel de Parallax dans les comics.
À noter, été 2013 : présence à 2 reprises de murs de protections prétenduments infranchissables dans deux productions des industries holyhoodiennes.
Construction du mur anti-Kaiju dans "Pacific rim"
Mur de protection contre les Zonbies dans "World War Z"
Galacticus dans "Fantastique 4 et le surfer d'argent" 2007
représentation habituel de Galacticus dans les comics.
"le jour ou la terre s'est arrêté" 2008.
Personnage Parallax dans "green lanterne".
représentation habituel de Parallax dans les comics.
À noter, été 2013 : présence à 2 reprises de murs de protections prétenduments infranchissables dans deux productions des industries holyhoodiennes.
Construction du mur anti-Kaiju dans "Pacific rim"
Mur de protection contre les Zonbies dans "World War Z"
Comment la machine met en ordre.
La télévision, c'est comme l'industrie : la mobilisation de ce qu'il y a de plus génial dans l'intelligence humaine pour obtenir ce qu'on peut faire de plus médiocre.
Ne pas demander trop de qualité.
À demander trop à l'art, à la culture, on se retrouve face à des oeuvres sangsue, compilations ou systèmes qui bouffent l'intégralité de la vie et des possibles au lieu de nous les enrichir.
L'artiste - employé?
Le statut de l'artiste ressemble jusqu'à maintenant à celui d'un petit entrepreneur sans employé ou d'un petit patron qui délègue, ne pourrait-il pas être un employé et sous quel condition?
Du jugement de l'art au jugement des hommes.
Quand on vas voir des expositions et que l'on juge les productions d'artistes, il peut arrivé qu'à notre insu, on soit influencé par le contexte. Par exemple, que l'on soit plus indulgent envers des propositions présenté dans un atelier crasseux, ou bien que l'on est une tendance à dénigrer plus spontanée lors d'un vernissage dans une galerie et la fâcheuse habitude de retenir son jugement dans les musées. Cela tien à la subjectivité et aux opinions de chacun, de sa bienveillance ou de sa malveillance envers les galerie et leur argent, les musées et leurs autorité, les ateliers d'artistes et se que ça suppose pour chaque artistes. Mais si l'on veut l'impartialité du jugement ou au moins si l'on veut fabriquer et remettre en jeu ses goût en matière d'art sans les troubler par des considérations extérieures à l'art (le sont-elles vraiment?) peut-être pourrait-on intervertir les lieux par l'imagination et ainsi considérer que l'on est dans un atelier crasseux quand on est dans une galerie, voire les productions d'atelier comme des pièces de musée et se sentir au musée comme en balade dans des galeries.
Et qu'en est-il du jugement de nos semblable? Peut-être pourrions-nous aussi, le temps d'un jugement juger des prétention d'un président comme s'il était un simple citoyen, évaluer la conduite d'un patron comme s'il était un employé, la maturité d'un enfant comme s'il était un adulte et l'esprit étroit d'un adulte comme s'il était un enfant. Faisons cette expérience et voyons se qui arrive à nos indulgences, nos malveillances et nos suspensions de jugement.
Sous le soleil?
Ce désir irrépressible d'être connecté et de mettre en partage n'a-t-il été inauguré qu'a partir du moment où la technologie l'a rendu trop facilement réalisable?
Sacrifice.
Deux formes de sacrifices de soi irréconciliable, le sacrifice pour l'ordre du monde et le sacrifice contre l'ordre du monde. Ils n'en reste pas moins des sacrifices et ceux-ci se font au détriment de soi et des autres.
Les victoires intérieures.
Il y a des gens qui ne sont qu'exigent, et alors ils mettent en oeuvre un ordre interne de qualité sans compte à rendre à personne. Il y en a d'autre qui sont ambitieux, et alors ils se plie à l'ordre qui agit sur eux. Les premiers ont veulent une esthétique de vie, une vie comme oeuvre. Les seconds se laissent imposer leur formes par leur trophée, la reconnaissance.
Alors faut-il concéder un peut de place à l'ordre de la reconnaissance, ou continuer à chercher des victoires sans trophée.
Les supers-heros, leurs super-pouvoirs, et les autres...
Il avait un rayon laser qui sort des yeux. Mais malheureusement, celui-ci ne pouvait lui servir qu'à lire des code-bares.
La vie est trop courte pour comprendre l'art, alors autant en rigoler.
"[un] Humour qui est le signe distinctif de cette société
démocratique de masse où, semble-t-il, nous vivons,
et qui consiste à intérioriser la critique pour ne plus
avoir à la subir."
démocratique de masse où, semble-t-il, nous vivons,
et qui consiste à intérioriser la critique pour ne plus
avoir à la subir."
Ebauche de questions à propos de ce que pourait être un humour sur l'art, sur son jugement, sa critique, sa fabrication, (les dessins humouristique d'Ad Reinhart fournirais une 1ere matière pour cette réflection) il faudras aussi penser à la posibilité d'un humour sur l'art sans critique de l'art, aussi minimale soit-elle.
Quelques types d'humour:
L'auto-dérision: faire de soi la cible
Quelques types d'humour:
L'auto-dérision: faire de soi la cible
Le rire normatif : rire de ce qui nous faisait peur. Le rire comme barrière de définition des limites de ce qu’on accepte ou non. Le rire comme refus.
Le rire cynisme : le rire qui permet de dire une vérité interdite ou caché. Le rire permet de dire quelque chose d'interdit.
Frayer des voix.
Les tons sur lesquels nous lisons, que nous formalisons dans notre tête pendant la lecture; tons enjoués, enthousiastes ou tristes et monotones, tons angoissés ou graves, déclamations militantes, tons monocordes qui veulent croire en leurs neutralité, etc... Ce sont les caractéristiques du texte que l'on lit qui indiquent quel ton prendre, mais l'humeur du lecteur peut le disposer à infléchir ces prescriptions, à les contre-dire ou à les compléter.
Tout se joue entre le calme plat de la page du livre, le texte qui y est déposé et la disposition d'esprit du lecteur à répondre à ces prescriptions ou à y résister. C'est un rapport de force qui voit d'un côté l'inanimé et le silencieux engendrer de l'autre une lutte mouvementée, la réponse du vivant au labyrinthe. Et quand la résultante de ce conflit se manifeste, une multitude de bruits, de sons se font entendre, tous ne ruminent pas au même rythme, certains crient, d'autres suivent la partition avec application, il est parfois possible aussi d'improviser ou d'interpréter.
Prenons donc un objet livre et un sujet lecteur, que de la confrontation entre cette objet et ce sujet naisse une forme, admettons que cette forme soit sonore, alors potentiellement il y a autant de ces formes, de ces voix qu'il y a d'individus. Il y en a d'autant plus si l'on y conjugue les opinions de ceux-ci, leurs intérêts, leurs humeurs, leurs sensibilité et leur disposition à créer. La librairie, lieux qui rend possible la vie de ces voix intérieurs, pourrait être le temps d'une exposition un espace pour leur diffusion sonore.
Fragment de fiction - artiste super-heros 4.
Lors d'une expédition en Himalaya, Angela rencontre un homme qui se présente comme PSYNEUR (psychanalyste et télé-neuro kinésiste). Il meurt suite à un accident. Avant son trépas, à l'agonis, il lui laisse un talisman mais n'as pas le temps de lui dire quel est son importance. Car en effet celui-ci est porteur du pouvoir de faire naître dans l'esprit de un à des milliers de personnes, un texte, une image, des sons et même des sentiments esthétiques, des émotions, etc...
Quand elle découvre qu'elle est en possession de ce pouvoir, elle diffuse d'abord de la réclame pour des choses qu'elle fait dans les esprits d'un petit nombre de personnes soigneusement choisis car elle les sait disposées à l'apprécier et la reconnaitre. Mais cette sensibilité et cette bienveillance envers son travail reste cantonnée à ce petit groupe d'initiés et ne s'étend pas. Par ailleurs, certains qui ont pourtant reçues dans leur esprit la publicité, n'ont présenté aucune réaction, par indisponibilité ou par cette posture consistant à toujours montrer de l'indifférence, se qui permet de ne pas avoir à formuler une critique.
Elle décide alors de diffuser se qu'elle fait dans l'esprit d'un plus grand nombre de personnes, toute celles qui s'intéressent à sa discipline. Mais bien que plus d'individus sont touchés, un plus grand nombre encore montrent de l'indifférence, du mépris, voire même de l'agacement face à cette manifestation de leur esprit. Cela fait 3 semaines qu'elle dispose de ce pouvoir de diffusion, elle sent qu'aucune barrière ne se présente à elle. Elle entre donc dans un état d'intense concentration pour inoculé à tout esprits existants les pensés, les sentiments esthétiques et les émotions qu'elle aurais voulut que son travail provoque.
Question :
-Que devient son travail si elle ne le fait plus au profit des réactions qu'il provoque?
-Que devient l'humanité sous l'emprise de la sensibilité, du regard d'un seul individu?
Un homme libre ou le jeu d'une competence normée.
La touche de Jasper Johns relève-t-elle de la liberté de l'individu circonscrite dans les lignes du drapeau Américain? Cette interprétation pourrait être juste si on ne s'attarde seulement sur le résultat finale qui laisse apparaître à la fois les lignes géométriques du drapeaux et des gestes de peinture chaotiques. Si on s'approche du tableau, on constate que la géométrie, les lignes droites et les étoiles, sont obtenues au moyen du collage de bande horizontale et de formes préalablement découpés. Le geste de J.Johns est plutôt celui du collage rapide, quotidien, ce sont les petits tracés efficaces du travailleur qui a encore beaucoup de pain sur la planche avant la fin de son service.
Pinterest : Jasper Johns de près.
Pinterest : Jasper Johns de près.
Apprends à un homme à être curieux et il n'aura plus jamais faim.
"donne à un homme un poisson
et il n'aura plus faim pendant une journée.
et il n'aura plus faim pendant une journée.
Apprends-lui à pêcher et il n'aura plus jamais faim."
Jonathan Archer
Quand le désir de savoir, que je ne distingue pas du désir de comprendre, amène à un désir de faire et que par le faire, on apprend, c'est là le moment qu'il faut répéter, c'est cela qu'il faut redistribuer.
Dans le prise en charge intégrale de nos vies dans la division du travail et la consommation, le processus qui commence par le désir est mis en miettes. Mais certaines activités permettent de tenir de bout en bout la chaîne et de la boucler. Le moment où l'on apprend d'avoir fait suscite d'autres questions ou une redéfinition du questionnement et avec celle-ci d'autres désirs. Tout commence donc par l'étonnement face à quelque chose d'étrange, tout commence avec la curiosité et continue avec ce qui la renouvelle. Et l'art est une de ces disciplines qui met en place le cheminement : curiosité - questionnement - désir de savoir - désir de faire (conception - réalisation) - apprendre de ce que l'on a fait. Il ne s'agit donc pas tant d'apprendre à un homme à pêcher mais de susciter sa curiosité, sa capacité d'étonnement. C'est cela qu'il faut redistribuer.
Une esthétique de vie exigente est-elle possible pour tous?
Réflection en réation à la video suivante: Si les Abattoirs avaient des Vitres, Tout le Monde serait Végétarien
peut être mis en rapport avec: l'emploi.
Ce que montre ce film est choquant. Mais ce n'est pas parce que les poissons ont une personnalité ou parce que les poules ont une sensibilité que c'est choquant. C'est la manière dont on prépare notre nourriture qui est choquante. Ce quotidien que les employés d'abatoires subissent et ce système alimentaire que nous subissons tous. Il faut avoir l'esprit critique d'un enfant de quatre ans pour penser qu'il suffit de devenir végétarien pour résoudre le problème, lequel ne conssisterait que dans le malheur et la souffrance de ces pauvres annimaux.
Ce qui me choque en voyant ces images, c'est le traitement industriel. Comme souvent, quand il s'agit de critiquer l'industrie, faire jouer la différence avec l'artisanat permet de les redéfinir l'un et l'autre. L'industrie donne à manger à tout le monde, elle remplit toujours mieux l'objectif du quantitatif, une production pour le plus de monde possible aux plus bas prix possibles et cette fin justifie les moyens. L'équivalent artisanale ce serait la chasse, un animale est en liberté, un individu le tue, il le cuisine et le mange. Ici, l'individu ne subit plus un système de consommation, il est faiseur à toute les étapes du processus: 1/ désir ou besoin (de manger), 2/ conception (d'un plan de chasse, de la recette de cuisine, etc...) 4/ réalisation (aller chercher la matière première, l'animal. Le préparer, faire la cuisine), 5/ consommation? Non, il s'agit de gouter, d'apprendre pour la prochaine fois mais aussi de fabriquer son goût, d'apprendre à savoir manger. Mais l'artisanat n'est pas pour tout le monde, on ne peut pas envisager que les 65 millions de Français se nourrissent du fruit de leur chasse, il n'y aurais pas assez d'animaux en liberté pour cela, ce serais extrèmement lourd en terme logistique, impossible. Des millions de personnes, tout les jours dans la nature avec des armes. Et puis il y a le savoir faire, tout le monde ne l'as pas, cela s'acquiert, comme fassoner un meuble en marqueterie. En somme, l'artisanat n'est pas pour tous (elle est pour ceux qui la veulent, , ceux qui en ont les moyens) et elle nécessite un maître (les employés d'abatoir n'apprendrons jamais rien, simon a accumuler du ressentiment qu'il ferons passé en se défoulant sur les animaux et on ne peut pas leur en vouloir).
N.B: il faudra faire un autre texte pour penser pourquoi l'élevage ne m'a pas convenu comme comparatif, c'est pourtant une technique peut-être plus proche de l'artisanat.
peut être mis en rapport avec: l'emploi.
Ah! Alors comme ça, Monsieur est un artiste seulement après 18 heure!
Les moqueries narquoises envers l'artiste "après 18 heure", "l'artiste du Dimanche" sous-entendent beaucoup de choses. Si l'artiste qui est obligé d'être employé pour gagner de l'argent est méprisable, c'est parce qu'il fait de son activité artistique un "loisir". C'est le premier sous-entendu du mépris de l'artiste du dimanche, il implique un non questionnement critique de la distinction travail-loisir. Toute les activités humaines serait donc séparé en deux, il y a celle par lesquelles on gagne de l'argent et les autre par lesquelles on se repose des premieres. Dans le domaine du dit "travail", tout désir n'est légitime que s'il est possible de le réaliser, et toute réalisation n'est justifiée que si elle répond à un but précis 1, la finalité dernière étant de gagner de l'argent pour pouvoir à nouveaux combler de tel désir. Leur "travail" est une fabrique de la stérilité tautologique et dégénéréscente, son vrais nom est en réalité "emploi" puisqu'une activité dans laquel l'individu est au service d'autre fins que les sienes ne mérite pas le nom de travail. Des désirs frelaté au réel et des réalisations tuer dans l'oeuf par le rationalisme ne servent pas les fins d'un individu mais la perpétuation du réel rationnel qui l'étoufe. Le travail est l'activité d'un individu quand il est au centre de toute les étapes: 1/ désir/besoin, 2/conception, 3/ realisation, 4/ conssomation/jugement. Quand on travail, le loisir est inutile, puisque c'est une des étapes du travail.
Et ce que l'on fait dans le temps de ce soi-disant loisir, on le fait sans exigence, pour se divertir, on le fait mal. Le deuxième sous-entendu dans le mépris de l'artiste du Dimanche, c'est le mépris de l'amateurisme, de celui qui agis de tel manière qu'il puisse aimer se qu'il fait (amateur, du latin amare, aimer) que l'idéologie à transformé au fil des temps. Aujoud'hui, un amateur, quelqu'un qui aime ce qu'il fait, est considérer comme un individu peu compétent ou négligent. La "compétence" a tué l'amour de ce que l'on fait.
L'individu compétent, c'est un individu libre qui est apte à utiliser sa raison au mieux pour gagner un maximum d'argent. L'individu compétent est dans le meilleur des cas un bonne entrepreneur, au pire, un employé qualifié. Un artiste ne peut pas être un employé, c'est une pratique libre, il peut seulement en avoir. Le troisième sous-entendu du mépris de l'artiste du dimanche, c'est qu'un artiste doit être un entrepreneur, sans cela, ce n'est qu'un amateur.
De la facilité de caricaturer l'ennemi.
"-Le génie n'est qu'un fantasme, Jim, énonça lentement le professeur Ferris, avec emphase, comme s'il mettait des mots sur ce qu'aucun des participants présents n'osait dire. L'intelligence n'existe pas. Ce n'est que de l'acquis, le produit d'une éducation. Une somme d'influences que l'homme a reçue de la société et de son milieu familial. On n'invente jamais rien, on se contente de donner corps à ce qui est dans l'air du temps. Un génie est un intellectuel qui se nourrit des idées des autres, qui accapare les idées appartenant de droit à la société à laquelle il les vole. Penser est du vol. Si nous supprimons les patrimoines privés, nous aurons une meilleure distribution des idées." Citation d'un personnage du livre d'Ayn Rand "La grêve" où se sont les patrons qui se mettent à faire la grêve.
1/Quand on met les mots dans la bouche de son ennemi, on peut lui faire dire absolument n'importe quoi et le ridiculisé ou le contredire facilement.
2/ Je n'est jamais cru à la notion de génie (du latin genius, de genere, produire, créer) qui implique un don. Pour moi, on acquière les dispositions et aptitudes que l'on a par le travail et la détermination vers un but (je veut bien croire que certain on plus de facilité). Et la possibilité d'exercer quotidiennement des activités qui développent des aptitudes plutôt que de les atrophier est de nos jour de plus en plus rare. Ces activités n'existe plus même dans les loisirs, et les but exigeants que l'on peut se poser nous sont très souvent pris en otage. Par conséquent, l'admiration qu'Ayn RAnd a pour les notions de compétence et de mérite sont les conditions de leur propre destruction. Un artisan conçoit et fabrique sa chaise de A à Z et c'est dans ce processus qu'il fait son savoir faire et son mérite. La division du travail ne cesse de détruire ces notion pour de plus en plus de monde jusqu'à ce que plus personne ne possède quoi que ce soit d'autre que de l'argent et sa fierté et caricaturer la critique n'y changeras rien. Je vous renvois donc aux oeuvre de Adorno et R.Sennett.
Tchao pantin Vs Mean street
Pour quel mauvaises raisons apprécie-t-on les films de mafieux? pourquoi sont-ils les modèle des jeunes qui jouent les caïds?
Effectivement, les acteurs y sont beaux, ils sont bien habillés, ils ont une démarche qui donne à pensé qu'il sont fort et qu'ils n'ont pas froid au yeux. Ils se tiennent droit, ils ne se laissent pas faire, ils ont beaucoup d'argent et ils ont l'air d'avoir vécu... Le réalisme Italien est à la racine de ce type de cinéma, mais la réalité en Amérique doit certainement receler d'autres dimensions. Pourquoi se focalisé sur les gangsters? La place curieuse qu'occupe la religion chez ces hors la loi, ce soucis de la moral pour ceux qui n'en ont pas. La place de l'état et de la loi qui ne fait que des apparitions rapides, on ne fait que passer, le temps de prendre un pot de vin. La place du fou, inauguré par Robert Deniro dans le rôle de Johny Boy dans Mean street, et la place de la femme. Très souvent, dans ces films, le fou et la femme sont ceux qui font tout capoter. Comme s'il y avait un fonctionnement adéquate, honnête de ce milieu d'ordures. Comme si leur respectabilité fabriquée était le résultat d'un ordre juste et d'une forme de mérite et que cette rationalité mafieuse était foutus en l'air par l'irrationalité du fou et de la femme. Au début de Mean street, Charlie Cappa (Harvey Keitel) voit arrivé Johny Boy au ralenti, dans une lumière rouge, entouré de deux femmes. Cette vision diablesque, il l'interprète en voie off comme étant le fardeaux que lui envoi dieu pour le punir des regards qu'il peut avoir sur d'autres femmes. Il est donc suggéré que ce qui détruit cette ordre qui tient ces fondements dans le mal est envoyé par dieu lui-même, c'est du moins ce que crois Charlie Cappa. Et puis il y a aussi la place de l'histoire, la structure du récit de tout ces films est souvent la même, pas l'histoire qui la traverse (ex: un soldat revenant du Viêt-nam dans mean street). En somme, il y a une qualité dans la multiplicité des dimensions, nous somme mis face a un monde plein de facettes, de complexité, et puis il y a des performances d'acteur, des jeux de montages intéressants, des bagarres, on peut se laissez bercé par ces formes, ce récit, jouir d'un moment de divertissement. Peut-être que la mafia, c'est se qui permet au cinéma d'avoir la caution du réalisme Italien et la possibilité de faire tout de même un divertissement. Les sociologues, les anthropologues se sont-ils penché sur les milieux sociaux mafieux (à vérifier). Mais la caution est-elle suffisante, on a affaire ici à un cinéma de la fascination et non de la critique. Après avoir vu de tel film, on veut devenir Mafieu, on se fantasme en caïd, on veut être une tête brûlée et avoir de beaux vêtements avec nos initial dessus.
À défaut d'être critique, Tchao pantin fournis un meilleur modèle éthique, celui d'un homme ordinaire qui part tuer les mafieux en commençant par le bas de leur hiérarchie pour monté jusqu'en haut et finir par mourir de sa guerre solitaire contre le crime. L'héroïsme dans ce cas à un sens, le divertissement est au rendez-vous, la réalité, moins.
Fragment de fiction - artiste super-heros 3.
Avec un logiciel graphique, on peut copier-coller des surfaces d'images et ainsi doubler certaines choses, on peut faire de même avec des dossiers, des disques, des livres. Un logiciel de 3d permet de concevoir et déplacer des choses qui pourrais s'avérer très lourde dans la réalité, mais sur l'écran tout cela se passe sans que notre dos n'en ressente quelque douleur. Quand on a égaré quelque chose de précis il suffit de l'écrire dans le finder et il est immédiatement retrouvé.
Mr Skander avait, dans une aventure trop compliqué pour être résumé, acquit toutes les facultés d'un ordinateur. Au quotidien, étant assez désordonné, il lui arrivais souvent d'écrire sur un papier le nom d'un objet qu'il cherchais, et alors il se rappelait de sa position. Dans d'autres situations, il avait pu observer sa capacité à déplacé des objets très lourd tel une bonbonne de gaz, un machine à lavez lors d'un déménagement, une voiture un jour où la nécessité de se garer pour ne pas être en retard à un rendez-vous important l'avait contraint à libérer une place. Il lui suffisait "d'accrocher" l'objet avec son regard comme il disait et le reste se faisait tout seul. Il n'a jamais rien cassé dans ce type d'opérations, quand il fait ça le temps était comme en suspend.
Il restât longtemps comme cela, sans y pensé, avec sa vie quotidienne. Jusqu'à ce jour où une question l'obsédas: que se passerais-t-il s'il faisait un copier-coller de la terre de Palestine?
Fragment de fiction - premier fragment.
Elle se tenait debout, encore toute engourdie par le choc. Elle porta alors son regard vers l'image, celle qui traînait au sol, sur les tomettes rouges orangés, parmi la poussière. Celle-ci représentait un homme nu qui lui rappelait Adam de "Adam et Ève chassé du paradis" par Masaccio. Au contraire de son homologue biblique, l'homme de la photo ne semblait pas dans un sentiment de culpabilité. Il était absorbé dans la construction d'une cabane.
En portant une attention plus fine à la représentation, elle s'aperçut qu'à plusieurs endroits de l'obscurité, des yeux brillaient. Elle fut prise à nouveaux de nausées et envisagea de rentrer chez elle. Elle sortit.
Fragment de fiction - artiste super-heros 2.
-Je te jure, ce mec peut matérialisé et modeler, par l'action de la pensé, un geste de la main, n'importe quel matière, n'importe quel forme. Je ne sais comment il fait. Il m'as montré l'autre jour pour m'impressionner! Il n'y avait rien et tout d'un coup il a fait apparaître une de ses machine que l'on trouve à pas cher dans...
-Mais ce n'est pas possible! tu veut me faire croire que cet oisif, se parasite possède un tel don. Il ne fait rien, il n'a jamais rien fait. Quand on le rencontre, ça n'est que soupire et jérémiades...
-Oui, il est atteint d'une flemme pathologique. À l'époque où il n'avait pas se pouvoir, il faisait encore des choses. Mais cette infinité du champs des possible qu'il à au bout de ses doigts avec tellement de facilité le tétanise.
-Mmh... C'est pour cela qu'il passe son temps à se promener mélancoliquement, en ruminant son impuissance...
Fragment de fiction - artiste super-heros 1.
Il contrôle son image. Nul ne peut le photographier, le filmer, ni le radiographier, ni même le regarder sans que sa volonté ne le permette. Sans ce préalable, il n'apparaîtras pas sur l'écran, il ne laisseras aucune emprunte numérique ou analogique. Il décide s'il y a image de lui, il en décide aussi la forme dans tout ces aspects visuel. Il regrette néanmoins de n'avoir aucune prise sur les interprétations.
Hegel (la raison dans l'histoire) et Cypress Hill (get it anyway)
lecture de Hegel
Le monde est la marche de l'esprit
La réalisation du concept dans la réalité
écoute de Cypress Hill
la marche de l'ordre du monde
image de grues et de messieurs sérieux en cravates
manifestation qui tourne cour
avion de chasse
architecture de verre
clochard
lecture de Hegel
mer et montagne, monts enneigé
jeune homme en colère
cadavre
char
sandwich dégoulinant
femme souriante avec lunette de soleil
traveling sur des champs
cheminé d'usine
champignon
nucléaire
hangar plein
d'objet standardisés
Le monde est la marche de l'esprit
La réalisation du concept dans la réalité
écoute de Cypress Hill
la marche de l'ordre du monde
image de grues et de messieurs sérieux en cravates
manifestation qui tourne cour
avion de chasse
architecture de verre
clochard
lecture de Hegel
mer et montagne, monts enneigé
jeune homme en colère
cadavre
char
sandwich dégoulinant
femme souriante avec lunette de soleil
traveling sur des champs
cheminé d'usine
champignon
nucléaire
hangar plein
d'objet standardisés
Fragment de description - Le sentiment de satiété.
Ce après quoi l'on cour, ce qui nous fait lever le matin. Parfois, rarement, après avoir été longuement préparé, il se manifeste. Quand on est attentif, il peut se manifester là où on ne l'attend pas. Pour le préparer, il faut d'abord le concevoir intérieurement, donné un ordre, une direction à ses désirs. Les mesurer, ils doivent être à la hauteur. Une hauteur juste, pas trop grand, cela doit pouvoir être atteint, pas petit, les petits désirs quand ils s'accomplissent, ne font qu'augmenter la frustration. Puis leur donner forme, réalité. C'est là que peut arriver le sentiment de satiété, mais beaucoup de gens se trompe sur leur désirs.
Après un tel sentiment, provoquer un autre désir.
Fragment d'éthique - la privation.
Pourquoi prendre position? Il existe tant de textes et de livres, tant de postures et d'idées, tant de gestes et d'actions qui se mangent les uns les autres. Un choix se fait au détriment d'un autre. Alors que, ce qui semble au premier abord être un brouhaha, une cacophonie sans intérêt s'avère être merveilleux et infini s'il ont prend la peine d'écouter et de voir en esthète. Tenir une position dans l'orchestre dénature l'appréhension du tout.
Mais pourquoi se priver de goûter? Ne pas danser avec les autres, ne pas s'abandonner à la boisson, ne pas partager les enthousiasmes d'une convictions ou ressentir la douleur d'un mauvais coup nous prive également d'une perception non négligeable du tout. L'engagement dans la danse ou la bagarre, c'est la vie.
Ne nous privons de rien, même de privation.
Fragment d'éthique - Affranchissement de soi.
"Beaucoup d'artistes passent leur vie à s'inquiéter de savoir si leur travail est important. Ils s'impliquent beaucoup trop dans ce qui les entoure. Le plus important, c'est de croire en ce que l'on est en train de faire, même si c'est absurde. L'esprit rationnel de la plupart des gens les empêche de faire ce en quoi ils devraient avoir une foi aveugle"
Ed Ruscha
Dans plusieurs de ses entretiens, Ed Ruscha affirme que les gens (les artistes) devrait avoir une foi aveugle en ce qu'ils font. Il y a là un déplacement par rapport à la notion plus habituel de "confiance en soi". Cette dernière pose l'objectif tout en le sacrifiant dans la manière de le formuler. La confiance est quelque chose de rationnel, c'est un moyen par lequel on peut déléguer une tâche, confier ces enfant, prêter de l'argent. C'est un calcul, on ne donne jamais que pour pouvoir retrouver. Certain donne pour permettre aux choses de se faire, pour multiplier les possibles, d'autre sont simplement mercantiles. Et ce calcul rationnel, cette spéculation, il faut se la faire subir à soi aussi. Dans la mini entreprise qu'il constitue, le soi est son premier employé. Voilà se que peu signifié "être son propre patron". Ainsi, dans cette relation de soi à soi, dés lors que l'on s'accorde cette bienveillance on met en place les conditions de sa propre aliénation.
"Ai une foi aveugle en ce que tu fait même si cela te semble absurde ou indigne d'intérêt". Voilà une injonction qui pourrait permettre un affranchissement de soi et de la raison qui instrumentalise ce soi. Parler de foi aveugle est redondant. La notion de foi recèle cette cécité volontaire, "croire sans voire". Donner et aimer sans calculer, sans attendre un retour. La foi demande de se défaire de soi, d'être désintéressé, et dans cette recherche de dénuement il s'agit d'aménager un vide pour accueillir... Mais là où l'ancêtre de la confiance demande de la place pour le grand autre, Ed Ruscha laisse Dieu où il est, et parle de devoir de foi envers se que l'on fait. Il n'est plus question de ce soi qui nous préexisterait ou nous serais concomitant. Nous laisserions ce tortionnaire, ce bourreau qui a remplacé Dieu pour consacrer notre foi à se que nous faisons et bien sur nous faisons ce en quoi nous avons foi.
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