Le progrès...


"Cet individu autonome est bien plutôt le support du vieux système libéral que celui d'une autarcie, et qu'il puisse encore, au sein d'une conception absolument antilibérale, conquérir pour lui-même la place d'honneur, cela témoigne seulement de la force des représentations libérales héritées. Comme l'exemple de la Russie le montre de façon drastique, il est en réalité nécessaire de supprimer l'autonomie de l'individu pour "intégrer" les humains "à l'intérieur" de l'État souverain. Et, bien que l'Union soviétique soit accusée de libéralisme par les gens de la Tat, elle en sait bien plus long qu'eux sur le fait que la construction d'une économie nationale étatique ne tolère pas celle d'une "culture de la personnalité"."Siegfried Kracauer - L'ornement de la masse.

     Le libéralisme façon 21eme siècle a, lui, réussi a se débarrasser de l'encombrant culte de la personnalité, a réussit mettre en oeuvre la mobilisation totale... du monde, et cela, tout en restant libéralisme.
"Le traitement mensuel, le travail qu'on appelle intellectuel, et quelques autres caractéristiques mineures du même genre, voilà ce qui garantit à une grande partie de la population qu'elle mène une existence bourgeoise, alors qu'en réalité elle n'a plus rien de bourgeois. Cela correspond bien au phénomène relevé par Marx, selon lequel la superstructure ne s'ajuste que très lentement à l'évolution de l'infrastructure imposée par les forces productives. La position de ces couches sociales dans le système économique a changé, mais elles ont gardé une conception de la vie qui est celle des classe moyennes. Elles nourrissent une fausse conscience. Elles restent attachées à des différences qui ne font que jeter la confusion sur leur situation ; elles professent un individualisme qui n'aurait effectivement un sens que si elles étaient encore constituées d'individus capables de décider de leur destin. Même lorsqu'elles luttent en tant que salariés au sein des syndicats et à leurs côtés pour améliorer leur condition, leur être réel est largement déterminé par la situation meilleure qu'elles ont connue auparavant. Elles sont hantées par un mode de vie bourgeois qui a disparu. Peut-être contient-il des forces qui exigent à bon droit de survivre. Mais elles ne survivent aujourd'hui que dans un état d'inertie, sans entrer dans un rapport dialectique avec l'état de choses actuel, et elles minent ainsi elle-mêmes la légitimité de leur propre maintien." Siegfried Kracauer - les employés 1929





La fabrique du sujet par le travail.




En laissant filer mes pensées, puis en les retenant, en les sélectionnant, je m'apperçoit qu'il m'est possible d'extraire spontanément un file directeur à mes lecture de l'année scolaire qui vient de s'écouler (2012-2013). Certaine des lectures encore seyantes dans ma mémoire ont un point en commun. Que ce soit la discipline quotidienne du Chrétien (Le corps pensant, Les exercices spirituels), le comportement de l'individu libertarien (La grève) ou la figure du travailleur dans un contexte totalitaire (Le travailleur de Ernst Junger), il n'est question que de systèmes avec lesquels je ne suis pas d'accord et qui dessine en négatif un centre d'intérêt. Qu'est ce que le sujet ? Qu'est ce que le travail ? Comment le sujet fabrique-t-il à travers le travail ? Comment paramettrer au mieux la définition de travail pour obtenir comme résultat une formulation optimale qualitativement parlant du sujet ?

 Ce qui vient confirmer cette approche, c'est mon intérêt grandissant pour Richard Sennett qui traite de questions très proches de celles-ci.

Cette occident qui est passé de « tendre l'autre joue » à la « provocation comme stratégie de management »

     Quel étrange logique, quel mystèrieuses intentions refoulées de l'ordre du monde, quel genre de ruse de la raison a bien pu faire passer l'occident de la maxime « tend l'autre joue » à la « provocation comme stratégie de management ». La première est une éthique individuel, un militantisme par l'exemple. Si chacun se met dans la disposition de tendre l'autre joue, alors la société est passifiée. Dans la seconde modalité de comportement, il s'agirat au contraire de brusquer, d'agresser, de brutaliser et d'humilier et ce dans un seul but, distinguer ceux qui veulent rester de ceux qui n'en sont pas capable, c'est à dire ceux pour qui la soumission a des limites. Si chacun adopte cette atitude, tout le monde vas se On peut gloser longtemps sur le contexte qui a engendré la nécessité de ce type d'éthique, les approuveurs polivalents célèbrerons

Colère post-mortem...



Exode, chap. 32 : 7) Or le seigneur dit à moïse : va, descends ; car ton peuple, que tu as conduit hors d’Égypte, a tout gâché. 8) Ils se sont promptement écartés du chemin que je leur ai ordonné. Ils se sont coulé un veau et l'ont adoré, lui faisant des sacrifices et disant : voici tes dieux, Israël, qui t'ont conduit hors d’Égypte. 9) Et le Seigneur dit à Moïse : je vois que c'est un peuple à la nuque raide. 10) Et maintenant laisse-moi, que ma colère au-dessus d'eux s'enflamme, et les extermine ; c'est ainsi que je veux faire de toi un grand peuple.


     Une idée saugrenue me vint à l'esprit. Et si l'extermination du peuple juifs dans les années 40 n'était que la promesse de Dieu faite à moïses quelque milliers d'année auparavant. Ces colères qui se déclenchent, se maîtrisent pour un temps, puis reviennent dans un moment où on ne s'y attend pas, parce que l'on a gardé quelque chose à l'intérieur, qu'on l'a retenu, l'accès de fureur prend de l'ampleur et fini par rejaillir avec plus de force et d'amplitude. Mais à l'échelle cosmique, les conséquences sont effroyables. Le châtiment pour le veau d'or qu'ils avaient coulé pour se rassurer a mis deux millénaire pour se fabriquer. Il s'est logé au fil des temps dans les plis de l'ordre du monde, a baladé sa présence sourde derrière la surface des formes et des discours. Les bourreaux qui en ont un jour émergé étaient les lointains descendants et héritiers de leurs victimes. Et cette colère qui se déclenchas finalement au bout de plus deux milles ans de rumination étaient sans entraves, car entre temps Dieu était mort, il n'était plus là pour dire « retient ta main » comme avec le fils d’Abraham. Alors la prochaine fois qu'il vous vient l'idée de retenir votre colère, pensez-y...

Le travail du sujet souverain.

"En ce qui concerne le succès, laissez-moi vous donner un simple conseil qui doit passer avant tous les autres. Chaque jour, année après année, chaque homme devrait, maintes et maintes fois, se poser deux questions. D'abord, « quel est le nom de l'homme pour qui je travaille? ", et ensuite, après avoir répondu à cette question d'une manière précise, « qu'est-ce que cet homme veut que je fasse maintenant? » Non pas « qu'est-ce que je devrais faire dans l'intérêt de l'entreprise pour laquelle je travaille? » Non pas « quelles sont les fonctions de l'emploi que j'occupe? " Non pas « qu'est-ce que je devrais faire dans mon intérêt? » Mais carrément et simplement« qu'est-ce que cet homme veut que je fasse?» [...] ce qu'on devrait retenir surtout, c'est qu'il faut servir l'homme au-dessus de soi à sa manière à lui, non pas à la vôtre, et cela consiste généralement à lui donner non seulement ce qu'il veut, mais à lui donner aussi un petit quelque chose en supplément."

Taylor

Pour qui un artiste travail ? Un ou des collectionneurs d’œuvres. Et à défaut d'avoir trouvé ceux-ci, l'artiste peut et doit spéculer sur ce que sont ces collectionneurs, imaginer leur caractère, leur goûts, leurs désirs, etc... Et puisqu'il ne les connais pas encore, autant inventer le meilleur, c'est à dire le plus exigent, celui qui auras le jugement critique le plus subtile. Dans cette perspective, l'artiste peut s'affranchir des conseils menant au succès de Taylor dans le même temps où il les suit. Totalement assujetti, l'artiste reste un sujet pleinement souverain.



Luchini, deneuve, Sarko, tout ça, tout ça.

Quand le public leur donne leurs suffrages, ils affirment avoir de l'excellence.
Quand le public leur retire leurs suffrages, ils fustigent la haine de l'excellence.

Époque hystérique où des enfants gâtés cinquantenaire donne le ton.

L'étrange mystere qui fait que certain n'avance plus.

ascedie - moine qui n'arrive plus à s'investir dans l'ascèse. La vie spirituel lui apparaissant monotone, pénible et sans but.
prostration de l'écrivain, paresse désespéré de l'écrivain en pane
souffrance d'avoir été quitté par le désir

Voir R.Barthe - les derniers scéminaires sur le vivre ensemble.

Ruse contre ruse.

Faire du nouveau pour s'échapper de la réification n'est qu'une stratégie.
Les aptitudes à l'art selon les âges.

il y a une maturité juste pour commencer. Trop jeune et on part dans tout les sens, on vas vite, on s'essouffle. Trop vieux et on n'oseras prendre aucune dirrection sinon la plus sage, la plus sûre, il n'y auras donc pas création, pas de prise de risque. Il y a donc un âge pour commencer, mais qu'en est il de la suite? On entretient le feu de cette première étincelle? On répète avec la raison se qu'on a fait naturellement? Ne s'agirait-il pas plutôt de tenter de provoquer à nouveaux en nous l'état d'esprit de l'âge juste.

La vrais vie intérieur, un préalable au vrais travail.

L'auto-sensure de l'artiste qui refuse à faire quoi ce soit dés lors que cela à déjà été fait
constat d'obsolescence sur ce qu'aucun regard ne veras jamais
l'inaction de l'entrepreneur qui ne se lance dans aucune réalisations parce qu'un autre est déjà leader sur le marché
unidimensionnalité et pauvreté du monde
mots d'esprit retenu lors d'une converssation entre amis, jugé ennuyeux avant même d'être dit
iniciative étouffé d'un employé, on n'est responsable que de se que l'on fait

indéxé sa vie intérieur sur ce qui est possible dans la réalité et elle s'apauvriras
donné lui la forme du jugement suposé juste et elle se normaliseras

Le front collé à la vitre du bus, le paysage défile face au regard vide de l'enfant. Ces pensée vagabondent. Leurs cheminement interne n'est pas entravé par la petite rationnalité de l'épicié.

deux dirrections
laissé la réalité etouffer votre vie intérieur
laissé vivre l'aptitude à avoir une vie intérieur pour ensuite lui donner une forme dans la réalité

Impasse et rond-point.


1/ La vie interrieur

2/ La conquète de l'Ouest


3/L'espace, l'ultime frontière.

Star trek

4/ Jusqu'où la croissance peut-elle allée?


5/ " Nous ne battons pas en retraite, nous avançons dans une autre direction"

Général George S. Patton.

Besoin d'un peu d'éclat.

L'ouvrier de base, que tant de petits employés regardent de si haut, leur est souvent supérieur non seulement sur le plan matériel mais aussi existentiel. Sa vie de prolétaire conscient se déroule sous l'abri des concepts du marxisme vulgaire, qui lui disent au moins ce qu'on attend de lui. Il est vrai qu'aujourd'hui cet abri a son toit percé de toutes parts.
La masse des employés se distingue du prolétairiat ouvrier par le fait qu'elle se trouve spirituellement sans abri. Elle ne peut pour le moment trouver le chemin qui la conduirait chez les camarades, et la demeure des concepts et des sentiments bourgeois, où elle résidait, n'est plus que ruines, car l'évolution économique en a sapé les fondements. Elle ne dispose actuellement d'aucune doctrine vers laquelle se tourner, d'aucun but qu'elle puisse interroger. Elle vit donc dans la crainte de se tourner vers quoi que ce soit, et de pousser l'interrogation jusqu'à ses dernières conséquences.
Cette vie, qui ne mérite ce nom qu'au sens le plus restreint, rien ne la caractérise mieux que la façon dont lui apparaît ce qu'elle considère comme la valeur suprême. Ce n'est pas un contenu, c'est un éclat. On ne l'atteint pas par le recueillement, mais par la distraction. "Si les gens sortent tant, me dit un employé de mes connaissances, c'est bien parce que chez eux tout est misérable et qu'ils ont besoin d'un peu d'éclat."


Siegfried Kracauer - les employés 1929
Photo - the bling ring



Le faux travail.

"Le procès de travail : l'ensemble des opérations qui doivent être accomplies depuis la rentrée d'une commande jusqu'à la livraison de la marchandise commandée."
Siegfried Kracauer - Les employés

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La sphère.

"Chaque homme à besoin d'une sphère légitime de répression où il lui soit loisible de mépriser, de dédaigner, et d'exalter son orgueil par-delà les mer. Le choix de cette sphère - il a lieu très tôt généralement - est très probablement l'évènement majeur de l'existence. Un éducateur, ici, peut réellement servir à quelque chose : il doit attendre longtemps, faire preuve d'une sympathie prudente et, lorsqu'il a trouvé ce qui est bon, délimiter vigoureusement cette sphère. Ce qui importe justement, ce sont ces limites. Il faut qu'elles soient puissantes et en mesure de résister à toute attaque, car elles doivent protéger tout le reste de la personnalité des convoitises rapaces de l'orgueil. Il ne suffit pas qu'un tel se dise : Je suis un grand peintre", il faut qu'il ressente qu'en dehors de cela il est très peu de chose et bien moins que beaucoup d'autres. La sphère de l'orgueil lui-même doit être spacieuse et aérée. Ses sujets ont intérêt à vivre à distance les uns des autres, largement répartis à l'extérieur. Ce n'est qu'en de rares et particulières occasions qu'on leur laisse sentir qu'ils sont des sujets. Ce qui compte uniquement, c'est que chacun porte en soi la boule de verre et en protège l'air raréfié. On respire bien dans la sphère, paisiblement aussi, puisque l'air est pur et qu'on y est seul. Il n'y a que les fripons et les déments pour désirer qu'elle s'accroisse jusqu'à devenir une prison pour tous. Le sage la surveille, afin qu'il puisse toujours la prendre en main ; et s'il lui permet, pour s'amuser, de se dilater et de grandir un peu, il n'oublie jamais qu'elle doit se rapetisser à nouveau et se retrouver dans sa main avant qu'il ne s'en détourne pour s'occuper de choses plus ordinaires." Elias Canetti

Là où l'excellence dissout l'exigence et le dépassement de soi.

     Toutes les connaissances que l'on peut acquérir, toutes ces choses intermédiaires qu'il nous faut traverser pour parfaire notre expérience sensible et pour approfondir notre vie intérieure sont complètement stérilisées et neutralisées par le besoin de reconnaissance de notre place et de la lutte pour le maintient de celle-ci.
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