Les supers-heros, leurs super-pouvoirs, et les autres...
Il avait un rayon laser qui sort des yeux. Mais malheureusement, celui-ci ne pouvait lui servir qu'à lire des code-bares.
La vie est trop courte pour comprendre l'art, alors autant en rigoler.
"[un] Humour qui est le signe distinctif de cette société
démocratique de masse où, semble-t-il, nous vivons,
et qui consiste à intérioriser la critique pour ne plus
avoir à la subir."
démocratique de masse où, semble-t-il, nous vivons,
et qui consiste à intérioriser la critique pour ne plus
avoir à la subir."
Ebauche de questions à propos de ce que pourait être un humour sur l'art, sur son jugement, sa critique, sa fabrication, (les dessins humouristique d'Ad Reinhart fournirais une 1ere matière pour cette réflection) il faudras aussi penser à la posibilité d'un humour sur l'art sans critique de l'art, aussi minimale soit-elle.
Quelques types d'humour:
L'auto-dérision: faire de soi la cible
Quelques types d'humour:
L'auto-dérision: faire de soi la cible
Le rire normatif : rire de ce qui nous faisait peur. Le rire comme barrière de définition des limites de ce qu’on accepte ou non. Le rire comme refus.
Le rire cynisme : le rire qui permet de dire une vérité interdite ou caché. Le rire permet de dire quelque chose d'interdit.
Frayer des voix.
Les tons sur lesquels nous lisons, que nous formalisons dans notre tête pendant la lecture; tons enjoués, enthousiastes ou tristes et monotones, tons angoissés ou graves, déclamations militantes, tons monocordes qui veulent croire en leurs neutralité, etc... Ce sont les caractéristiques du texte que l'on lit qui indiquent quel ton prendre, mais l'humeur du lecteur peut le disposer à infléchir ces prescriptions, à les contre-dire ou à les compléter.
Tout se joue entre le calme plat de la page du livre, le texte qui y est déposé et la disposition d'esprit du lecteur à répondre à ces prescriptions ou à y résister. C'est un rapport de force qui voit d'un côté l'inanimé et le silencieux engendrer de l'autre une lutte mouvementée, la réponse du vivant au labyrinthe. Et quand la résultante de ce conflit se manifeste, une multitude de bruits, de sons se font entendre, tous ne ruminent pas au même rythme, certains crient, d'autres suivent la partition avec application, il est parfois possible aussi d'improviser ou d'interpréter.
Prenons donc un objet livre et un sujet lecteur, que de la confrontation entre cette objet et ce sujet naisse une forme, admettons que cette forme soit sonore, alors potentiellement il y a autant de ces formes, de ces voix qu'il y a d'individus. Il y en a d'autant plus si l'on y conjugue les opinions de ceux-ci, leurs intérêts, leurs humeurs, leurs sensibilité et leur disposition à créer. La librairie, lieux qui rend possible la vie de ces voix intérieurs, pourrait être le temps d'une exposition un espace pour leur diffusion sonore.
Fragment de fiction - artiste super-heros 4.
Lors d'une expédition en Himalaya, Angela rencontre un homme qui se présente comme PSYNEUR (psychanalyste et télé-neuro kinésiste). Il meurt suite à un accident. Avant son trépas, à l'agonis, il lui laisse un talisman mais n'as pas le temps de lui dire quel est son importance. Car en effet celui-ci est porteur du pouvoir de faire naître dans l'esprit de un à des milliers de personnes, un texte, une image, des sons et même des sentiments esthétiques, des émotions, etc...
Quand elle découvre qu'elle est en possession de ce pouvoir, elle diffuse d'abord de la réclame pour des choses qu'elle fait dans les esprits d'un petit nombre de personnes soigneusement choisis car elle les sait disposées à l'apprécier et la reconnaitre. Mais cette sensibilité et cette bienveillance envers son travail reste cantonnée à ce petit groupe d'initiés et ne s'étend pas. Par ailleurs, certains qui ont pourtant reçues dans leur esprit la publicité, n'ont présenté aucune réaction, par indisponibilité ou par cette posture consistant à toujours montrer de l'indifférence, se qui permet de ne pas avoir à formuler une critique.
Elle décide alors de diffuser se qu'elle fait dans l'esprit d'un plus grand nombre de personnes, toute celles qui s'intéressent à sa discipline. Mais bien que plus d'individus sont touchés, un plus grand nombre encore montrent de l'indifférence, du mépris, voire même de l'agacement face à cette manifestation de leur esprit. Cela fait 3 semaines qu'elle dispose de ce pouvoir de diffusion, elle sent qu'aucune barrière ne se présente à elle. Elle entre donc dans un état d'intense concentration pour inoculé à tout esprits existants les pensés, les sentiments esthétiques et les émotions qu'elle aurais voulut que son travail provoque.
Question :
-Que devient son travail si elle ne le fait plus au profit des réactions qu'il provoque?
-Que devient l'humanité sous l'emprise de la sensibilité, du regard d'un seul individu?
Un homme libre ou le jeu d'une competence normée.
La touche de Jasper Johns relève-t-elle de la liberté de l'individu circonscrite dans les lignes du drapeau Américain? Cette interprétation pourrait être juste si on ne s'attarde seulement sur le résultat finale qui laisse apparaître à la fois les lignes géométriques du drapeaux et des gestes de peinture chaotiques. Si on s'approche du tableau, on constate que la géométrie, les lignes droites et les étoiles, sont obtenues au moyen du collage de bande horizontale et de formes préalablement découpés. Le geste de J.Johns est plutôt celui du collage rapide, quotidien, ce sont les petits tracés efficaces du travailleur qui a encore beaucoup de pain sur la planche avant la fin de son service.
Pinterest : Jasper Johns de près.
Pinterest : Jasper Johns de près.
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