Une esthétique de vie exigente est-elle possible pour tous?

Réflection en réation à la video suivante: Si les Abattoirs avaient des Vitres, Tout le Monde serait Végétarien


     Ce que montre ce film est choquant. Mais ce n'est pas parce que les poissons ont une personnalité ou parce que les poules ont une sensibilité que c'est choquant. C'est la manière dont on prépare notre nourriture qui est choquante. Ce quotidien que les employés d'abatoires subissent et ce système alimentaire que nous subissons tous. Il faut avoir l'esprit critique d'un enfant de quatre ans pour penser qu'il suffit de devenir végétarien pour résoudre le problème, lequel ne conssisterait que dans le malheur et la souffrance de ces pauvres annimaux.
     Ce qui me choque en voyant ces images, c'est le traitement industriel. Comme souvent, quand il s'agit de critiquer l'industrie, faire jouer la différence avec l'artisanat permet de les redéfinir l'un et l'autre. L'industrie donne à manger à tout le monde, elle remplit toujours mieux l'objectif du quantitatif, une production pour le plus de monde possible aux plus bas prix possibles et cette fin justifie les moyens. L'équivalent artisanale ce serait la chasse, un animale est en liberté, un individu le tue, il le cuisine et le mange. Ici, l'individu ne subit plus un système de consommation, il est faiseur à toute les étapes du processus: 1/ désir ou besoin (de manger), 2/ conception (d'un plan de chasse, de la recette de cuisine, etc...) 4/ réalisation (aller chercher la matière première, l'animal. Le préparer, faire la cuisine), 5/ consommation?  Non, il s'agit de gouter, d'apprendre pour la prochaine fois mais aussi de fabriquer son goût, d'apprendre à savoir manger. Mais l'artisanat n'est pas pour tout le monde, on ne peut pas envisager que les 65 millions de Français se nourrissent du fruit de leur chasse, il n'y aurais pas assez d'animaux en liberté pour cela, ce serais extrèmement lourd en terme logistique, impossible. Des millions de personnes, tout les jours dans la nature avec des armes. Et puis il y a le savoir faire, tout le monde ne l'as pas, cela s'acquiert, comme fassoner un meuble en marqueterie. En somme, l'artisanat n'est pas pour tous (elle est pour ceux qui la veulent, , ceux qui en ont les moyens) et elle nécessite un maître (les employés d'abatoir n'apprendrons jamais rien, simon a accumuler du ressentiment qu'il ferons passé en se défoulant sur les animaux et on ne peut pas leur en vouloir).

N.B: il faudra faire un autre texte pour penser pourquoi l'élevage ne m'a pas convenu comme comparatif, c'est pourtant une technique peut-être plus proche de l'artisanat.


peut être mis en rapport avec: l'emploi.

Ah! Alors comme ça, Monsieur est un artiste seulement après 18 heure!

     Les moqueries narquoises envers l'artiste "après 18 heure", "l'artiste du Dimanche" sous-entendent beaucoup de choses. Si l'artiste qui est obligé d'être employé pour gagner de l'argent est méprisable, c'est parce qu'il fait de son activité artistique un "loisir". C'est le premier sous-entendu du mépris de l'artiste du dimanche, il implique un non questionnement critique de la distinction travail-loisir. Toute les activités humaines serait donc séparé en deux, il y a celle par lesquelles on gagne de l'argent et les autre par lesquelles on se repose des premieres. Dans le domaine du dit "travail", tout désir n'est légitime que s'il est possible de le réaliser, et toute réalisation n'est justifiée que si elle répond à un but précis 1, la finalité dernière étant de gagner de l'argent pour pouvoir à nouveaux combler de tel désir. Leur "travail" est une fabrique de la stérilité tautologique et dégénéréscente, son vrais nom est en réalité "emploi" puisqu'une activité dans laquel l'individu est au service d'autre fins que les sienes ne mérite pas le nom de travail. Des désirs frelaté au réel et des réalisations tuer dans l'oeuf par le rationalisme ne servent pas les fins d'un individu mais la perpétuation du réel rationnel qui l'étoufe. Le travail est l'activité d'un individu quand il est au centre de toute les étapes: 1/ désir/besoin, 2/conception, 3/ realisation, 4/ conssomation/jugement. Quand on travail, le loisir est inutile, puisque c'est une des étapes du travail.
     Et ce que l'on fait dans le temps de ce soi-disant loisir, on le fait sans exigence, pour se divertir, on le fait mal. Le deuxième sous-entendu dans le mépris de l'artiste du Dimanche, c'est le mépris de l'amateurisme, de celui qui agis de tel manière qu'il puisse aimer se qu'il fait (amateur, du latin amare, aimer) que l'idéologie à transformé au fil des temps. Aujoud'hui, un amateur, quelqu'un qui aime ce qu'il fait, est considérer comme un individu peu compétent ou négligent. La "compétence" a tué l'amour de ce que l'on fait.
     L'individu compétent, c'est un individu libre qui est apte à utiliser sa raison au mieux pour gagner un maximum d'argent. L'individu compétent est dans le meilleur des cas un bonne entrepreneur, au pire, un employé qualifié. Un artiste ne peut pas être un employé, c'est une pratique libre, il peut seulement en avoir. Le troisième sous-entendu du mépris de l'artiste du dimanche, c'est qu'un artiste doit être un entrepreneur, sans cela, ce n'est qu'un amateur.


1/ "Tout désir suppose la possibilité de le réaliser et un acte ne se justifie que s'il répond à un but précis." Ayn Rand, fameuse libéral-libertarienne.

De la facilité de caricaturer l'ennemi.


"-Le génie n'est qu'un fantasme, Jim, énonça lentement le professeur Ferris, avec emphase, comme s'il mettait des mots sur ce qu'aucun des participants présents n'osait dire. L'intelligence n'existe pas. Ce n'est que de l'acquis, le produit d'une éducation. Une somme d'influences que l'homme a reçue de la société et de son milieu familial. On n'invente jamais rien, on se contente de donner corps à ce qui est dans l'air du temps. Un génie est un intellectuel qui se nourrit des idées des autres, qui accapare les idées appartenant de droit à la société à laquelle il les vole. Penser est du vol. Si nous supprimons les patrimoines privés, nous aurons une meilleure distribution des idées." Citation d'un personnage du livre d'Ayn Rand "La grêve" où se sont les patrons qui se mettent à faire la grêve.


1/Quand on met les mots dans la bouche de son ennemi, on peut lui faire dire absolument n'importe quoi et le ridiculisé ou le contredire facilement.
2/ Je n'est jamais cru à la notion de génie (du latin genius, de genere, produire, créer) qui implique un don. Pour moi, on acquière les dispositions et aptitudes que l'on a par le travail et la détermination vers un but (je veut bien croire que certain on plus de facilité). Et la possibilité d'exercer quotidiennement des activités qui développent des aptitudes plutôt que de les atrophier est de nos jour de plus en plus rare. Ces activités n'existe plus même dans les loisirs, et les but exigeants que l'on peut se poser nous sont très souvent pris en otage. Par conséquent, l'admiration qu'Ayn RAnd a pour les notions de compétence et de mérite sont les conditions de leur propre destruction. Un artisan conçoit et fabrique sa chaise de A à Z et c'est dans ce processus qu'il fait son savoir faire et son mérite. La division du travail ne cesse de détruire ces notion pour de plus en plus de monde jusqu'à ce que plus personne ne possède quoi que ce soit d'autre que de l'argent et sa fierté et caricaturer la critique n'y changeras rien. Je vous renvois donc aux oeuvre de Adorno et R.Sennett.

Tchao pantin Vs Mean street


     Pour quel mauvaises raisons apprécie-t-on les films de mafieux? pourquoi sont-ils les modèle des jeunes qui jouent les caïds?
     Effectivement, les acteurs y sont beaux, ils sont bien habillés, ils ont une démarche qui donne à pensé qu'il sont fort et qu'ils n'ont pas froid au yeux. Ils se tiennent droit, ils ne se laissent pas faire, ils ont beaucoup d'argent et ils ont l'air d'avoir vécu... Le réalisme Italien est à la racine de ce type de cinéma, mais la réalité en Amérique doit certainement receler d'autres dimensions. Pourquoi se focalisé sur les gangsters? La place curieuse qu'occupe la religion chez ces hors la loi, ce soucis de la moral pour ceux qui n'en ont pas. La place de l'état et de la loi qui ne fait que des apparitions rapides, on ne fait que passer, le temps de prendre un pot de vin. La place du fou, inauguré par Robert Deniro dans le rôle de Johny Boy dans Mean street, et la place de la femme. Très souvent, dans ces films, le fou et la femme sont ceux qui font tout capoter. Comme s'il y avait un fonctionnement adéquate, honnête de ce milieu d'ordures. Comme si leur respectabilité fabriquée était le résultat d'un ordre juste et d'une forme de mérite et que cette rationalité mafieuse était foutus en l'air par l'irrationalité du fou et de la femme. Au début de Mean street, Charlie Cappa (Harvey Keitel) voit arrivé Johny Boy au ralenti, dans une lumière rouge, entouré de deux femmes. Cette vision diablesque, il l'interprète en voie off comme étant le fardeaux que lui envoi dieu pour le punir des regards qu'il peut avoir sur d'autres femmes. Il est donc suggéré que ce qui détruit cette ordre qui tient ces fondements dans le mal est envoyé par dieu lui-même, c'est du moins ce que crois Charlie Cappa. Et puis il y a aussi la place de l'histoire, la structure du récit de tout ces films est souvent la même, pas l'histoire qui la traverse (ex: un soldat revenant du Viêt-nam dans mean street). En somme, il y a une qualité dans la multiplicité des dimensions, nous somme mis face a un monde plein de facettes, de complexité, et puis il y a des performances d'acteur, des jeux de montages intéressants, des bagarres, on peut se laissez bercé par ces formes, ce récit, jouir d'un moment de divertissement. Peut-être que la mafia, c'est se qui permet au cinéma d'avoir la caution du réalisme Italien et la possibilité de faire tout de même un divertissement. Les sociologues, les anthropologues se sont-ils penché sur les milieux sociaux mafieux (à vérifier). Mais la caution est-elle suffisante, on a affaire ici à un cinéma de la fascination et non de la critique. Après avoir vu de tel film, on veut devenir Mafieu, on se fantasme en caïd, on veut être une tête brûlée et avoir de beaux vêtements avec nos initial dessus.
     À défaut d'être critique, Tchao pantin fournis un meilleur modèle éthique, celui d'un homme ordinaire qui part tuer les mafieux en commençant par le bas de leur hiérarchie pour monté jusqu'en haut et finir par mourir de sa guerre solitaire contre le crime. L'héroïsme dans ce cas à un sens, le divertissement est au rendez-vous, la réalité, moins.




                                                   

Fragment de fiction - artiste super-heros 3.

     Avec un logiciel graphique, on peut copier-coller des surfaces d'images et ainsi doubler certaines choses, on peut faire de même avec des dossiers, des disques, des livres. Un logiciel de 3d permet de concevoir et déplacer des choses qui pourrais s'avérer très lourde dans la réalité, mais sur l'écran tout cela se passe sans que notre dos n'en ressente quelque douleur. Quand on a égaré quelque chose de précis il suffit de l'écrire dans le finder et il est immédiatement retrouvé.
     Mr Skander avait, dans une aventure trop compliqué pour être résumé, acquit toutes les facultés d'un ordinateur. Au quotidien, étant assez désordonné, il lui arrivais souvent d'écrire sur un papier le nom d'un objet qu'il cherchais, et alors il se rappelait de sa position. Dans d'autres situations, il avait pu observer sa capacité à déplacé des objets très lourd tel une bonbonne de gaz, un machine à lavez lors d'un déménagement, une voiture un jour où la nécessité de se garer pour ne pas être en retard à un rendez-vous important l'avait contraint à libérer une place. Il lui suffisait "d'accrocher" l'objet avec son regard comme il disait et le reste se faisait tout seul. Il n'a jamais rien cassé dans ce type d'opérations, quand il fait ça le temps était comme en suspend.
     Il restât longtemps comme cela, sans y pensé, avec sa vie quotidienne. Jusqu'à ce jour où une question l'obsédas: que se passerais-t-il s'il faisait un copier-coller de la terre de Palestine?

Fragment de fiction - premier fragment.

     Elle se tenait debout, encore toute engourdie par le choc. Elle porta alors son regard vers l'image, celle qui traînait au sol, sur les tomettes rouges orangés, parmi la poussière. Celle-ci représentait un homme nu qui lui rappelait Adam de "Adam et Ève chassé du paradis" par Masaccio. Au contraire de son homologue biblique, l'homme de la photo ne semblait pas dans un sentiment de culpabilité. Il était absorbé dans la construction d'une cabane.
     En portant une attention plus fine à la représentation, elle s'aperçut qu'à plusieurs endroits de l'obscurité, des yeux brillaient. Elle fut prise à nouveaux de nausées et envisagea de rentrer chez elle. Elle sortit.

Fragment de fiction - artiste super-heros 2.

-Je te jure, ce mec peut matérialisé et modeler, par l'action de la pensé, un geste de la main, n'importe quel matière, n'importe quel forme. Je ne sais comment il fait. Il m'as montré l'autre jour pour m'impressionner! Il n'y avait rien et tout d'un coup il a fait apparaître une de ses machine que l'on trouve à pas cher dans...
-Mais ce n'est pas possible! tu veut me faire croire que cet oisif, se parasite possède un tel don. Il ne fait rien, il n'a jamais rien fait. Quand on le rencontre, ça n'est que soupire et jérémiades...
-Oui, il est atteint d'une flemme pathologique. À l'époque où il n'avait pas se pouvoir, il faisait encore des choses. Mais cette infinité du champs des possible qu'il à au bout de ses doigts avec tellement de facilité le tétanise.
-Mmh... C'est pour cela qu'il passe son temps à se promener mélancoliquement, en ruminant son impuissance...
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