Nous voyons à l'écran un adolescent dans son lit. Il tend la main vers nous et contrôle le point de vue d'où nous le voyons. Le film se présente sous la forme du "found footage", littéralement "film trouvé", désormais genre cinématographique qui intègre la (ou les) caméra(s) à la fiction. Ici, les cameraman sont les personnages. Le prétexte pour qu'ils filment est d'autant plus facile à trouver qu'aujourd'hui ces appareils sont omniprésent, miniaturisé et que les pratique de récit de soi se sont rependus avec les réseaux sociaux.
Le début de l'histoire nous apprend que trois adolescents ont acquis des pouvoirs télékinésique. L'adolescent le plus faible se laisse fasciné par son pouvoir et finiras par en mourir. C'est ce personnage, le cameraman principale du film. À mesure que son pouvoir télékinésique augmente il peut manié la caméra sans la tenir à la main, on le voit donc de plus en plus à l'écran. Sa fascination dans ce pouvoir dans sa dimension de contrôle sur son image se révèle particulièrement quand, le soir, avant de s'endormir il fait flotter la caméra autour de lui pour se filmer. Il tend alors la main vers l'objectif, le spectateur, et contrôle ainsi le point de vu d'où nous le voyons. Ce plan lie le pouvoir physique sur les choses, le pouvoir sur les image et la fascination pour ce pouvoir visible sur les traits du jeune homme. Ce plan et ce qu'il nous dit de la subjectivité d'un adolescent d'aujourd'hui et de son rapport au nouvelles technologie est intéressant. Le reste du film est plus anecdotique.

