Sous le soleil?
Ce désir irrépressible d'être connecté et de mettre en partage n'a-t-il été inauguré qu'a partir du moment où la technologie l'a rendu trop facilement réalisable?
Sacrifice.
Deux formes de sacrifices de soi irréconciliable, le sacrifice pour l'ordre du monde et le sacrifice contre l'ordre du monde. Ils n'en reste pas moins des sacrifices et ceux-ci se font au détriment de soi et des autres.
Les victoires intérieures.
Il y a des gens qui ne sont qu'exigent, et alors ils mettent en oeuvre un ordre interne de qualité sans compte à rendre à personne. Il y en a d'autre qui sont ambitieux, et alors ils se plie à l'ordre qui agit sur eux. Les premiers ont veulent une esthétique de vie, une vie comme oeuvre. Les seconds se laissent imposer leur formes par leur trophée, la reconnaissance.
Alors faut-il concéder un peut de place à l'ordre de la reconnaissance, ou continuer à chercher des victoires sans trophée.
Les supers-heros, leurs super-pouvoirs, et les autres...
Il avait un rayon laser qui sort des yeux. Mais malheureusement, celui-ci ne pouvait lui servir qu'à lire des code-bares.
La vie est trop courte pour comprendre l'art, alors autant en rigoler.
"[un] Humour qui est le signe distinctif de cette société
démocratique de masse où, semble-t-il, nous vivons,
et qui consiste à intérioriser la critique pour ne plus
avoir à la subir."
démocratique de masse où, semble-t-il, nous vivons,
et qui consiste à intérioriser la critique pour ne plus
avoir à la subir."
Ebauche de questions à propos de ce que pourait être un humour sur l'art, sur son jugement, sa critique, sa fabrication, (les dessins humouristique d'Ad Reinhart fournirais une 1ere matière pour cette réflection) il faudras aussi penser à la posibilité d'un humour sur l'art sans critique de l'art, aussi minimale soit-elle.
Quelques types d'humour:
L'auto-dérision: faire de soi la cible
Quelques types d'humour:
L'auto-dérision: faire de soi la cible
Le rire normatif : rire de ce qui nous faisait peur. Le rire comme barrière de définition des limites de ce qu’on accepte ou non. Le rire comme refus.
Le rire cynisme : le rire qui permet de dire une vérité interdite ou caché. Le rire permet de dire quelque chose d'interdit.
Frayer des voix.
Les tons sur lesquels nous lisons, que nous formalisons dans notre tête pendant la lecture; tons enjoués, enthousiastes ou tristes et monotones, tons angoissés ou graves, déclamations militantes, tons monocordes qui veulent croire en leurs neutralité, etc... Ce sont les caractéristiques du texte que l'on lit qui indiquent quel ton prendre, mais l'humeur du lecteur peut le disposer à infléchir ces prescriptions, à les contre-dire ou à les compléter.
Tout se joue entre le calme plat de la page du livre, le texte qui y est déposé et la disposition d'esprit du lecteur à répondre à ces prescriptions ou à y résister. C'est un rapport de force qui voit d'un côté l'inanimé et le silencieux engendrer de l'autre une lutte mouvementée, la réponse du vivant au labyrinthe. Et quand la résultante de ce conflit se manifeste, une multitude de bruits, de sons se font entendre, tous ne ruminent pas au même rythme, certains crient, d'autres suivent la partition avec application, il est parfois possible aussi d'improviser ou d'interpréter.
Prenons donc un objet livre et un sujet lecteur, que de la confrontation entre cette objet et ce sujet naisse une forme, admettons que cette forme soit sonore, alors potentiellement il y a autant de ces formes, de ces voix qu'il y a d'individus. Il y en a d'autant plus si l'on y conjugue les opinions de ceux-ci, leurs intérêts, leurs humeurs, leurs sensibilité et leur disposition à créer. La librairie, lieux qui rend possible la vie de ces voix intérieurs, pourrait être le temps d'une exposition un espace pour leur diffusion sonore.
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