Trouver des critères d'évaluation de soi. De la misère de l'excellence à la richesse du dépassement de soi dans la multiplication des possibles.

Comment trouver des critères d'évaluation de soi qui ne soit pas un calque de la médiocre petite comptabilité de l'apothicaire, du manager et autre coach ou de l'illusoire recherche de bonheur des gens ordinaires. Notion que nous devrions tous rejeter avec celle d'excellence, son jumeaux "élitiste". En effet la dite excellence est un handicape qui consiste en l'incapacité de se juger sans se comparer au premier de la classe, qui lui-même n' a aucune espèce d'existence sans la béquille des systèmes d'évaluations et plus tard du salaire qui lui donne un bien pauvre équivalent d'une vie intérieur. 

Quel type de progrès, d'évolution peut-on exiger de soi.
On peut se dépasser dans des domaines biens spécifiques (mathématique, langue, sport, emploi et autre concours) mais cela est-il satisfaisant?

La sensibilité ne s'évalue pas, ne se compte pas. Il y a bien pourtant des sensibilités meilleurs que d'autres et il est important de développer cette caractéristique. C'est aussi une aptitude qui ne se capitalise pas, elle s'entretient ou elle s'atrophie, elle se maintient en forme comme le physique ou la santé.

L'engagement est, comme la sensibilité, quelque chose qui s'entretient, et la manière de le maintenir est la ré-actualisation de ses raisons d'être au regard des réalités présentes. La négligence du soin de ses engagements mène à l'amertume, l'aigreur de celui qui n'a attendu de l'avenir que ce qu'il ne pouvait provoquer. Un modèle rigide situé dans sa tête, de moins en moins apte à en sortir, qui fini par perdre réalité et disparaître. La constance, au contraire, est une qualité qui est au travail dans le changement...
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